Message de la ministre de l’Emploi par intérim en prélude à la Journée Mondiale contre le travail des enfants : «Le travail des enfants a toujours été un problème délicat et devient de plus en plus complexe en prenant de nouvelles formes», déclare Mme Amadou Aïssata

Société
Spread the love

Sharing is caring!

 

Ce vendredi 12 juin, les pays membres de l’Organisation internationale du travail (OIT) célèbrent l’édition 2020 de la Journée Mondiale contre le travail des enfants. A cette occasion, la ministre de l’Emploi par intérim, Mme Amadou Aïssata, a livré un message sur le thème de cette année intitulé «COVID 19 : Protégeons les enfants contre le travail des enfants, maintenant plus que jamais ! ».

Dans son message, la ministre de l’Emploi par intérim a affirmé que la pandémie de COVID 19 et les chocs qui en résultent ont un impact énorme sur la vie et les moyens de subsistance des populations en général et des travailleurs en particulier. Elle rappelle que la présente crise sanitaire « peut être une occasion pour des millions d’enfants vulnérables de se retrouver contraints dans des situations de travail et même des pires formes de travail des enfants à cause des fermetures des écoles ».

Déjà, les experts estiment à 152 millions le nombre d’enfants astreints au travail, parmi lesquels 72 millions effectuent des travaux dangereux. Au regard de ces chiffres élevés, Mme Amadou Aïssata estime que les mesures de quarantaine telles que les fermetures des écoles et les restrictions sur les déplacements « constituent des facteurs de stress supplémentaires pour les parents et les personnes qui s’occupent d’enfants et qui devront peut-être chercher de nouvelles solutions de garde ».

Comme l’a dit la ministre, la célébration de cette journée mondiale contre le travail des enfants célébrée, le 12 juin de chaque année, « constitue une occasion pour réitérer l’engagement permanent des pouvoirs publics en faveur des questions de l’enfance et le souci constant d’améliorer la situation de cette catégorie de la population en lui donnant la place qui lui échoit dans les politiques et programmes économiques et sociaux ».

Soulignant que le travail des enfants a toujours été un problème délicat et devient de plus en plus complexe en prenant de nouvelles formes, Mme Amadou Aïssata a lancé un appel à l’endroit des partenaires du Niger afin « de s’investir davantage et pleinement dans la lutte contre le travail des enfants et particulièrement ses pires formes, surtout en cette période de pandémie à coronavirus dont les conséquences seront, sans doute, négatives ». En effet, se référant à une étude  de l’UNICEF, la ministre a indiqué que 99% des enfants et adolescents de moins de 18 ans dans le monde entier, soit 2,34 milliards, vivent dans les 186 pays ayant mis en place des restrictions en raison de la pandémie de COVID 19. 60% des enfants du monde vivent dans les 82 pays où un confinement total (7%) ou partiel (53%) a été mis en place, soit 1,4 milliard d’enfants ou adolescents au total.

 

Souleymane Yahaya(onep)