Mlle Aissatou Adamou Noma : Une jeune fille au service de son pays

Société
Spread the love

Sharing is caring!

 

 

 

De l’agro-alimentaire à la couture, Anna, de son vrai nom Mlle Aissatou Adamou Noma, est un exemple de jeune fille qui croit à l’entreprenariat. Elle a cru à ses compétences et à ses qualités intrinsèques pour y arriver. Elle  croit aussi que la femme doit se battre pour s’imposer et devenir autonome du point de vue financier. Elle est aujourd’hui promotrice du groupe Anna qui est présent dans l’agro-alimentaire et la couture.

 

Mlle Aissatou Adamou Noma a représenté le Niger à plusieurs rencontres internationales dans le cadre de l’entreprenariat des jeunes où elle a exposé ses produits, notamment la pâte d’arachide qui a été  primée de par sa qualité et son goût atypique.

Après un cycle supérieur réussi et assorti d’une licence en gestion commerciale, la jeune Anna a décidé de mettre en application les connaissances acquises à l’école en créant ses propres affaires. Au début de sa carrière, elle négociait d’abord ses cousines du village à lui livrer leurs marchandises qu’elle proposait à des clients. Grâce à ses compétences, elle a pu s’imposer en fidélisant ses clients qui savent la saveur et le goût de la pâte d’arachide de la région de Dosso.

Au fil du temps, elle a installé une petite unité industrielle de fabrication des produits qui viennent étoffer la liste de la pâte avec désormais du beurre, de l’huile, du chocolat, du biscuit de farine enrichie, etc. La jeune entrepreneure a choisi d’exceller dans le domaine de  l’agro-alimentaire sachant bien que notre pays dispose des atouts dans ce domaine, il suffit  simplement de s’y mettre. Concernant le circuit de ventes, elle plaçait ses produits auprès des commerçants  grossistes et ensuite, elle passait pour recouvrer les montants des produits vendus.  C’est un travail harassant pour une femme. Mais en dépit des contraintes culturelles, elle poursuit son chemin afin d’atteindre son objectif qui consiste à se faire une place dans la société, créer  des emplois aux jeunes en vue d’accompagner la politique de l’Etat en matière de lutte contre le chômage et la pauvreté.

S’agissant du  prix de ses produits, précisons que le bidon de 5 litres d’huile est vendu à 7.500FCFA, tandis que les 5 kilogrammes de beurre se vendent aussi à 7.500FCFA, et le kilogramme de la farine est à 750 FCFA. Compte tenu de la dimension de ses activités, Mlle Aissatou voudrait ouvrir sa propre boutique et renforcer son personnel.

Pour ce qui est du soutien, elle a confié avoir bénéficié du soutien du Ministère de la Jeunesse et des Sports et de la CONFJES.

Elle a enregistré des succès dans l’agro-alimentaire où elle a remporté le prix de la CONFEJES au niveau national en 2013 ; elle fut lauréate du prix du Ministère du Commerce en collaboration avec le PNUD, en 2017. Elle est également lauréate du prix international de production de l’entreprenariat des jeunes lors de la Conférence des ministres  de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie à Cotonou au Benin, en 2017. Elle a  également remporté en 2017 le prix Mentorat des femmes émergentes  de l’Ambassade des Etats-Unis ; elle a été sacrée lauréate du prix de la Francophonie  en 2018 à Erevan en Arménie. De par ses expériences, elle a été retenue en qualité de membre du jury ayant supervisé des concours et animé des panels à l’échelle internationale. Anna a capitalisé assez d’expériences pour servir d’exemple et une source d’inspiration à d’autres jeunes nigériens qui triment à obtenir des stages. Elle est aussi l’exemple d’une jeune fille qui se bat pour assurer son autonomie dans un environnement économique dominé par les hommes compte tenu de certaines barrières culturelles.

Par ailleurs, Mlle Aissatou a également orienté son talent vers la couture en créant sa propre marque Anna Fashion. Elle  fait de la chemise pour les hommes ainsi que des boubous. Le prix de la chemise varie de 7.500FCFA à 10.000FCFA, tandis que le prix du boubou varie de 15.000FCFA à 100.000FCFA. Elle a engagé des jeunes à l’atelier de couture comme à l’usine de production agro-alimentaire. A cet effet, elle travaille avec 12 jeunes filles et 5 garçons dans l’agro-alimentaire, et 6 autres garçons dans l’atelier de couture. Anna contribue à la formation des jeunes issus de couches défavorisées. Elle a dans ce volet précis formé 15 jeunes en vue de leur permettre d’assurer leur existence à travers le métier qu’ils ont appris.

Anna se bat chaque jour pour que ses marques soient exportées et connues dans le monde. Elle croit que grâce à ses efforts et au soutien de l’Etat et ses partenaires, elle y arrivera.

 

 

Par Laouali Souleymane(onep)