Ouverture de la 1ère Session Ordinaire du CESOC au titre de l’année 2022 : Plusieurs sujets d’intérêt socio-économique à l’ordre du jour

Société
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Les travaux de la 1ère Session Ordinaire du Conseil Economique Social et Culturel (CESOC), au titre de l’année 2022, ont débuté hier 15 mars 2022 au Centre International des Conférences, Mahatma Gandhi de Niamey. C’est le président du CESOC, M. Malam Ligari Maïrou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence des Conseillers de la République et de nombreux invités. Plusieurs points sont inscrit à l’ordre du jour de cette session, qui intervient juste après la première session extraordinaire au titre de cette même année. La présente session se penchera notamment sur l’étude de nouveaux sujets d’auto-saisine, portant sur des questions, comme le soutien au secteur privé, les mutuelles de santé, la caisse de retraite pour certaines catégories professionnelles,

le développement de l’agriculture et de l’agroalimentaire et les questions d’intégration économique et sociale sous régionale.

Dans son discours d’ouverture de la session, le président du CESOC a d’abord rappelé que, lors de la 2ème session ordinaire 2021, le Bureau du CESOC avait soumis à l’appréciation des conseillers, des sujets d’auto-saisine sur des thèmes de préoccupations majeures des concitoyens et sur des réformes initiées par le Bureau, afin de rendre dynamique cette institution. «Notre institution est incontestablement, une assemblée des forces vives, qui fait de la confrontation des points de vue un levier. Nous avons, à chaque instant, surmonté nos divergences d’idées par les arguments et le compromis», a indiqué M. Maïrou.

Tirant la leçon de l’exercice 2021, le président du Conseil Economique Social et Culturel a noté que l’institution peut transformer des revendications sociales éparses en propositions collectives et en projets partagés. «C’est là assurément, l’une des raisons fondamentales qui ont fait du mandat de cette institution, une force de proposition, placée auprès des pouvoirs publics, pour émettre des avis sur toutes les attentes des populations», a-t-il estimé. Le président du CESOC s’est particulièrement réjoui de voir que les autorités de notre pays, ont toutes à l’occasion de la remise du rapport de la 2ème Session Ordinaire 2021, salué le travail que fait son institution et ont promis d’accompagner les initiatives du CESOC.

M. Maïrou d’annoncer que les travaux de cette première session ordinaire de l’année 2022 se pencheront sur de nombreux points. «S’agissant du secteur privé, il reste

évident que nos PME sont limitées dans leur développement. Certes, différents dispositifs et dispositions existent pour les appuyer, dont des centres d’information, des centres d’appui et des fonds de garantie. Malheureusement, tous les efforts mis en commun, n’ont pas permis de satisfaire les besoins de financement des PME qui restent alors freinées dans leur essor. Le CESOC se doit donc, de prospecter les voies et moyens permettant d’améliorer l’accès aux financements indispensables au développement du secteur privé. C’est pourquoi, nous avons inscrit à la présente session, une communication du ministre des Finances sur le thème : ‘‘Financement des PME au Niger’’, et une communication du fonds de solidarité Africaine (FSA) sur le thème : ‘‘Place et rôle du fonds de solidarité africain dans le financement des pme au Niger‘’», a annoncé M. Maïrou.

Au sujet de la santé, le président du CESOC a estimé que les Conseillers sont en droit de se poser certaines questions de savoir, pourquoi en dépit des efforts et de la bonne volonté de l’Etat et de ses partenaires, le niveau d’accès aux soins de santé de qualité reste toujours faible ? La mise en œuvre de la stratégie de couverture universelle a-t-elle les chances de conduire le Niger à un accès effectif de la majorité de la population aux soins de santé ? Il est aussi prévu, à l’agenda de cette session, une communication du ministre de la Santé sur le thème : ‘‘Quelle stratégie pour le développement des mutuelles de santé au Niger ?’’.

Par rapport à la Caisse de retraite, le CESOC s’autosaisis de la question lors de cette session, pour débattre sur le thème : ‘‘la prise en compte des travailleurs du secteur agricole, du secteur informel, des artisans, des artistes et sportifs, par le système de retraite Nigérien. Quel dispositif mettre en place ? ‘’ Sur le plan du développement du secteur agricole, il est prévu, au cours de la session, un exposé sur le thème : ‘’Quelles pistes pour une montée en puissance de l’agriculture, des industries agricoles et agroalimentaires du Niger ?’’. Par ailleurs, une journée d’information sur l’intégration socio-économique entre le Nigeria et le Niger, sera animée par la Commission mixte Nigéro-Nigériane. Le but recherché dans cet exercice, selon le président du CESOC, est d’inciter les Conseillers, à des réflexions sur les voies à prospecter pour travailler sur les avantages comparatifs à tirer dans la coopération économique et sociale, entre nos deux pays.

Par ailleurs, M. Maïrou a rappelé que, la campagne agro-sylvo-pastorale 2021-2022 n’a pas répondu aux attentes des producteurs. «Pour faire face à cette situation, j’en appelle au sens de solidarité et de l’imagination de nos concitoyens pour aider les plus démunis à faire face à cette épreuve que nous impose la nature», a-t-il lancé. Evoquant la douloureuse question de la mendicité dans les centres urbains, le président CESOC a estimé que cette situation doit être prise au sérieux. «Il est inconcevable que nous nous accommodions de la mendicité érigée en mode de recherche de la pitance par certains de nos concitoyens, qui s’adonnent sans complexe à cette pratique, dans certains pays de la sous-région. Par cette attitude, ils sabortent leurs dignités, notre dignité, alors que le Niger n’est pas le seul pays sahélien à subir les affres de la pauvreté !», a-t-il regretté. Pour le président du CESOC, cette question n’est pas une affaire des gouvernants, estimant que la solidarité nationale doit vite agir et mettre fin à cette tare sociale, qu’on assimile à tort à une tolérance religieuse ! «Pour notre part, le CESOC se fera le devoir de poser le débat afin de prospecter les pistes de solutions à proposer au Président de la République et à l’Assemblée nationale pour des solutions durables au problème de la mendicité dans notre pays», a-t-il suggéré.

Par rapport à la question de l’insécurité, M. Maïrou a salué ‘‘le courage, l’engagement, la sincérité et la fermeté du Président de la République, d’user de ses prérogatives pour circonscrire cette souffrance du peuple nigérien, qui n’a que trop duré. En atteste ses différentes rencontres et sa volonté de faire du débat démocratique au sein du parlement sur les questions sécuritaires’’. Il a aussi salué et encouragé l’offensive diplomatique visant à créer un dispositif de sécurité étoffé, avec des moyens technologiques de pointe, ainsi que le courage et la détermination des Forces de défense et de sécurité qui, au péril de leur vie, assurent la protection des populations et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.

Mahamadou Diallo(onep)