Ouverture des travaux du 5ème comité de pilotage du Fonds Régional pour la Stabilisation dans les régions du Lac Tchad et du Liptako Gourma pour le Niger : Soutenir les populations durement affectées par l’insécurité

Société
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Les travaux du 5ème comité de pilotage du Fonds Régional pour la Stabilisation dans les Régions du Bassin du Lac Tchad et du Liptako Gourma guichet Niamey, ont débuté hier à Niamey. Les acteurs impliqués vont au cours de cette rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Hamadou Adamou Souley, réfléchir sur la mise en œuvre des facilités de stabilisation, définir les leçons apprises dans l’expérience de Diffa et déterminer une voie commune à suivre pour soutenir le Niger dans sa lutte contre l’extrémisme violent et l’insécurité.

Cette journée de travail sera aussi consacrée à l’examen de la situation sécuritaire, aux activités et perspectives dans les trois régions concernées ainsi qu’à l’examen du rapport d’activités 2021 dans la région de Diffa et les propositions des localités pour la deuxième phase.

Selon le ministre en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, le Fonds Régional pour la Stabilisation dans la Région du Liptako Gourma est mis en œuvre dans les trois Etats membres à savoir : le Burkina Faso, le Mali  et le Niger. M. Hamadou Adamou Souley a salué cette initiative qui se propose de s’attaquer à des zones affectées par la vulnérabilité des communautés aux infiltrations continues et aux attaques des Groupes Armés Terroristes ; le relèvement des zones affectées par la crise, les zones où les communautés ont abandonné leurs terroirs. Il a aussi expliqué que la stabilisation accélérée consiste à une phase de sécurisation des zones cibles de mise en œuvre, et le Niger a dans cette  optique, mis en place la Stratégie Nationale de Proximité qui consiste au recrutement des Forces de Sécurité Intérieure dans les terroirs des régions couvertes par cette initiative.

Le ministre en charge de l’Intérieur a également loué les efforts consentis par les partenaires au développement qui viennent de mettre à la disposition de notre pays des moyens logistiques et des équipements de protections individuelles. M. Hamadou Adamou Souley d’ajouter que le souci constant de son département ministériel dans la mise en œuvre du programme de Stabilisation Accélérée au Niger, est la création d’une unité de coordination pour le suivi et l’évaluation des activités mises en œuvre. Il a en outre invité tous les organismes internationaux œuvrant dans le programme de développement d’urgence à adhérer à cette approche.

Pour accompagner la réinstallation des communautés déplacées et les efforts déjà déployés par l’Etat du Niger, le Programme a mis selon  laécoordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Niger, Mme Louise AUBIN, l’accent sur le soutien au moyen de subsistance de communautés. Des écoles, centres de santé, marchés, forages et commissariats ont été construits pour renforcer la présence de l’Etat et assurer l’effectivité des services publics. Au cours de cette période, l’approche de la stabilisation a permis d’accélérer une transition de la fragilité vers certains redressements en vue d’un développement durable.

En effet, a expliqué Mme Louise AUBIN, les activités de stabilisation contribuent au sentiment de protection des communautés, facilitent le retour des personnes déplacées et offrent des alternatives à l’enrôlement dans des organisations extrémistes violentes par ces activités génératrices de revenu. «Pour que la stabilisation continue à contribuer aux objectifs d’une transformation durable au Niger, il est nécessaire de consacrer une mobilisation accrue des ressources, ce qui servira à briser le cycle de violence opportuniste qui trouve racine dans la pauvreté», a estimé la coordinatrice des Nations Unies au Niger. Aussi, cette deuxième phase est appelée à renforcer les acquis de la mise en œuvre de la première. «Il s’agira donc de relever le défi de la consolidation d’un contrat véritablement social en renforçant la sécurité, l’Etat de droit et le respect de droits humains pour un accès à des moyens de subsistance dans les régions surtout sélectionnées par l’Etat du Niger», a ajouté la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Niger, Mme Louise AUBIN.

 Aïchatou Hamma Wakasso(onep)