Point de presse de MSF sur l’épidémie de choléra dans les régions de Zinder et Maradi : L’ONG s’active aux côtés des autorités sanitaires pour circonscrire l’épidémie

Société
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Médecins Sans Frontières (MSF) a entrepris des négociations avec les autorités sanitaires pour avoir accès à des vaccins afin de vacciner les populations des villages endémiques contre le choléra. L’annonce a été faite le 13 août dernier par Dr Hainikoye Awa Hima Oumarou, Coordinatrice médicale à Médecins Sans Frontières, lors d’un point de presse qu’elle a animé sur l’épidémie de choléra qui touche notamment les régions de Zinder et Maradi. À la date du 11 août, selon les autorités sanitaires du Niger, on a enregistré 168 cas à Zinder dont 10 décès et 243 cas à Maradi dont 6 décès. La situation est sous contrôle, rassure la Coordinatrice médicale mais MSF fournit des efforts et est aux aguets pour les alertes.

Actuellement c’est au niveau du district sanitaire de Miriah que la situation est inquiétante  où il y’a des cas éparpillés dans une dizaine de villages qui entourent le CSI de Kissambana. A cet effet, souligne Dr Hainikoye Awa Hima Oumarou, MSF est en train d’agir intensivement dans les zones endémiques en collaboration avec les responsables sanitaires pour sensibiliser la population afin de circonscrire l’épidémie.

C’est ainsi que, précise-t-elle, depuis le 18 juillet quand MSF a  commencé à recevoir des cas suspects de choléra à l’hôpital du district de Magaria, une unité de soins de traitement de choléra a été construite. Après avoir reçu des alertes au niveau des districts sanitaires de Doungas, Mirriah, Damagaram Takaya et Tanout, des équipes ont été dépêchées pour faire l’évaluation de la situation et apporter le soutien adéquat en érigeant des centres de prise en charge.

La Coordinatrice médicale a indiqué que l’ONG a élaboré en collaboration avec les responsables des districts sanitaires des messages clés à passer dans la communauté à travers toute une équipe de communicateurs sur la santé avec un effectif de plus 300 agents. C’est ainsi que MSF s’est attelé à travailler dans la communauté avec les équipes de promotion de la santé communautaire, le réseau des communicateurs pour sensibiliser la communauté afin de leur expliquer la maladie, le mode de transmission et les mesures préventives adéquates.

En plus de la pulvérisation des lieux et la purification des eaux de boisson dont les puits et les mares pour freiner la chaine de transmission, Dr Hainikoye Awa Hima Oumarou renseigne que MSF a contacté d’autres partenaires qui ont la spécificité d’agir dans d’autres domaines, notamment la construction des latrines dans les villages et l’aménagement des sources d’eau.

 Oumar Issoufou(onep)