Point de presse du ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement : « Le terrain de l’ex école Terminus II n’a jamais fait l’objet de vente à un privé, il reste et demeure le domaine de l’Etat», assure M. Wazir Maman

Société
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Le ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement, M. Wazir Maman, a animé, jeudi dernier, un point de presse à l’effet d’apporter des éclaircissements relatifs à la mise en location par l’Etat du terrain de l’ex école Terminus II. C’était en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique.

 

Dans ses propos linéaires, le ministre en charge des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement, M. Wazir Maman, a d’abord précisé que les domaines publics de l’Etat restent toujours propriétés de l’Etat, car ils  sont protégés par les textes ; on ne peut pas les vendre, on ne peut les affecter que pour jouissance. Quant aux domaines privés de l’Etat, ce dernier peut les vendre selon les critères élaborés dans une loi de finance qui a été révisée en 2018 et qui a fixé le tarif de vente des terrains du domaine privé de l’Etat. « Il nous est interdit par la loi et les textes règlementaires de vendre les domaines publics de l’Etat et ça serait très grave pour nous si nous l’avons fait. Nous n’avons pas vendu un domaine public de l’Etat à un particulier », a-t-il affirmé. Les domaines publics de l’Etat, a indiqué M. Wazir Maman, relèvent certes du Ministère des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement qui assure la gestion, mais ils ne sont pas affectés à des privés mais à des Ministères. Pour construire ou ouvrir une école, a-t-il précisé, il faut d’abord l’agrément des Ministères concernés puis adresser les demandes de terrain auprès du Ministère en charge des Domaines sous couvert du Ministère de tutelle.

En effet, souligne le ministre en charge des Domaines, la plupart des écoles, des cliniques et d’autres centres de formation privés sont construits sur des terrains de l’Etat et les terrains resteront toujours pour l’Etat. Par rapport au site de l’Ecole Terminus II qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, ce dernier temps, ladite école n’existe plus dans le répertoire et statistique du Ministère en charge de l’Enseignement Primaire, car elle fait partie des  écoles qui ne sont plus fréquentées par les élèves parce que les parents préfèrent inscrire leurs enfants dans des établissements privés, a indiqué M. Wazir Maman. « L’école Terminus II et beaucoup d’autres écoles primaires sont fermées du fait de leur sous-effectif », a-t-il soutenu.

Depuis 2013-2014, a expliqué le ministre en charge des Domaines, cette école primaire, pour des raisons objectives tenant aux populations vivant dans le quartier Terminus, compte de moins en moins d’élèves en son sein, c’est la raison qui a conduit le Ministère de tutelle à sa fermeture. A telle enseigne qu’en 2015,  cette école avait abrité pendant un an l’Ecole Normale d’Instituteurs de Niamey. Après le déménagement de l’Ecole Normale, certaines salles de classe avaient été utilisées par le Ministère de l’Enseignement Primaire pour stocker du matériel pédagogique, notamment des fournitures scolaires destinées à l’ensemble des régions du pays. Depuis l’accélération du processus de transfert des compétences aux collectivités territoriales en 2017, poursuit M. Wazir Maman, il a été décidé que les fournitures scolaires seraient dorénavant livrées directement au niveau des régions, et non du Ministère et cette école était restée fermée. Ainsi, a-t-il ajouté, plusieurs sociétés privées se sont intéressées de près à cette école, et ont à cet effet pris attache avec le Ministère de l’Enseignement Primaire. Il s’agissait pour elles d’y développer des projets divers notamment l’immobilier. Vu que ces requêtes ne correspondaient pas à la vocation initiale du terrain de l’école Terminus II, le Ministère n’a jamais donné suite, a-t-il indiqué. Mais compte tenu du péril qui guettait cette école en termes d’entretien si elle demeurait sans occupant, et conformément à la vocation d’origine du terrain qui est d’abriter des infrastructures scolaires, il a été envisagé de le mettre en location au profit de l’Université SWISS UMEF pour ériger un campus devant accueillir des étudiants. « En plus des frais de location annuels qu’elle versera, l’Université SWISS UMEF a consenti également à construire des salles de classe dans plusieurs écoles que l’Etat lui indiquera », a fait savoir le ministre en charge des Domaines, d’Urbanisme et du Logement, M. Wazir Maman.

 

 Aïchatou Hamma Wakasso(onep)