Recueil de poèmes ‘’le déclic’’ de Nassirou Lassissi Abdoul Wassiu : Un recueil inspirant avec une méthodologie bien structurée

Culture

Nassirou Lassissi Abdoul Wassiu est un jeune artiste, qui répond sous le pseudonyme de Lass Parolier, poète urbain, acteur et auteur.  Depuis tout petit, l’écriture fait partie de sa vie, de ses moments de défoulement. C’était pour lui un simple exercice intuitif au tout début, qui finit par être une envie folle, un désir d’aligner des mots, des phrases qui raisonnent.

Nassirou Lassissi écrivait sans trop savoir pourquoi pendant longtemps, il était conscient de certaines lacunes orthographiques et grammaticales qui au fil des années arrivent tant bien que mal à être corrigées via des lectures minutieusement choisies. Mais il précise qu’il n’est pas Parolier, parce qu’il parle beaucoup trop.

Il est né il y’a plus de trente ans à Banizoumbou 1 Niamey, notamment au quartier liberté ou il a fait son enfance. ‘’Je parle très souvent de ce quartier, parce que celui-ci m’a tout donné, il n’est pas donné à n’importe qui de naître au milieu des deux (2) plus grands marchés de la capitale. On vient du « bled » et on est fier. C’est de là qu’est partie la plus grande source d’inspiration sous la conduite de mes très chers parents. Ces derniers à qui je rendrais hommage toute ma vie et même après ma mort si possible, ont su faire de moi le robot (un garçon très serein qui maîtrise bien ses limites) que je suis aujourd’hui. Ils ont vite compris qu’ils avaient intérêt à bien nous éduquer, sinon la rue le fera à sa manière. Par exemple au collège, mes pseudonymes changeaient presque chaque année, en 6è Wass Wong, 5è Wass Wong, 4è chaud gars et 3è Staro. Bien drôle, pour vous montrer à quel point je débordais déjà d’inspirations….

Il vient de publier un recueil de poèmes : « Le déclic » qui est son tout premier livre. Ce recueil regroupe des titres qui reflètent le quotidien de toutes les couches sociales. Autrement dit, toute personne qui lira ce livre s’y retrouvera. Tant, le style d’écriture est particulier que la méthodologie est bien structurée. Ce recueil vient dans une logique de révolution extraordinaire. La particularité de cette œuvre se trouve surtout dans la souplesse du choix des mots.

Avec le slam, notre poète a compris que c’est par l’écriture, qu’on touche mieux les gens et la parole éblouit. C’est un recueil qui apprend, qui instruit et qui se veut aussi pédagogique et également didactique, c’est un recueil facile à lire.

“Le déclic”

« Le déclic » pour annoncer le début d’une très longue aventure, notamment le début du projet Tour Du Verbe ou (TDV) en abrégé dont le thème retenu est: « Un nigérien n’est pas un je n’ai rien ». TDV occasionnera la sortie de ce recueil et l’organisation de trois (3) G rands spectacles, notamment la nuit de la femme pour le 8 mars 2022, Nuit blanche /Cœur blanc pour le 30 avril 2022 et la nuit de la nigérienne pour le 13 mai 2022. « La principale raison est de trouver un dénominateur commun pour tout le monde, un carrefour pouvant unir musulman, chrétien, juif, bouddha ou même athée, homme, femme, tous autour de mes œuvres » a t- il annoncé avant de faire la promotion de la lecture. C’est aussi pour lui l’un des meilleurs canaux pour toucher un public utile, autrement dit, des gens capables de transmettre le message. En plus, notre poète a compris que les hommes passent, et les écrits demeurent. « Alors si jamais je trépasse, j’aurai quand même laissé de traces… », a-t-il affirmé.

En réalité, il n’y a pas de différence entre les deux, car le slam, c’est tout de même de la poésie, mais urbaine. C’est à dire que le Slam accorde une certaine liberté dans l’écriture que la poésie classique ne tolérerait pas. En plus le  Slam est surtout lié à la scène. Donc, c’est plutôt facile de les concilier, étant que les deux sont naturellement de la même famille.

Par rapport à ce recueil, il a donné des exemples de textes en poésie classique et en Slam.  Il aborde des thématiques liées à la morale; parce que la nécessité s’impose de toujours interroger sa conscience. La femme, parce que tout part d’elle, tout tourne autour d’elle et surtout tout passe par elle. La famille car il a tendance à dire que la famille, ce n’est pas qu’un lien de sang, mais beaucoup plus. La famille est sacrée, donc il faut obligatoirement la préserver… « Parlant de la révolution, il ne s’agit pas pour moi d’indexer un gouvernement quelconque, mais plutôt rappeler à la population qu’elle a un devoir à accomplir. Le gouvernement à lui seul ne sera jamais en mesure de mettre fin aux maux qui nous minent individuellement, il faudrait alors que chacun fournisse des efforts à son niveau pour apporter sa pierre. En ce moment l’on pourra fièrement dire que l’union fait la force….Après Lui, viennent mes parents. Puis vient le « bled ». », décrit il

Ses sources d’inspirations,

ses références

« On ne peut pas naître dans un quartier comme le mien et manquer d’inspirations. Situé entre les deux plus grands marchés (dont les réalités sont pratiquement différentes) de la capitale……… Chez nous l’inspiration est ‘’no limit’’. Ma plus grande et meilleure source d’inspiration est Allah. Je n’ai vraiment pas de référence particulière en termes de littérature, parce que je ne lis pas tout, je sélectionne ce que je lis. Je suis très souvent marqué par des œuvres politiques, le droit et les relations internationales» explique Lass Parolier.

Sa littérature préférée reste et demeure la musique. Ainsi, il y’a des auteurs locaux qu’il admire beaucoup en la personne de M. Édouard Lompo qui pour lui est pratiquement l’incarnation même de la littérature ; Adelle Barry, dont il croit avoir vu les débuts et en qui, il voit aujourd’hui la révolution de la littérature nigérienne, africaine et même mondiale ; Pr Antoinette Alou, dont il aime tant lire « Nina ». Parmi, les plus jeunes, il apprécie Iro Salif, conteur très passionné et surtout le grand Adamou Idé avec sa plume très particulière….

« On me reprochera certainement le fait de ne pas citer un grand autre auteur mondialement connu. Je répondrai d’abord en Haoussa en disant « Naka Naka né », puis je continuerai en disant que ces grands auteurs en qui je crois seront un jour mondialement connus… », conclut il.

Par Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)