Rencontre d’échanges entre la CENI, les partis politiques et les acteurs de la société civile : Situation sur l’enrôlement biométrique des nigériens de l’extérieur

Société
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La Commission Electorale  Nationale Indépendante (CENI) a organisé hier matin à Niamey une rencontre avec les parties prenantes notamment les partis politiques et les acteurs de la société civile. Il s’est agi pour le président de la CENI, Me Issaka Souna de présenter la situation de l’enrôlement biométrique des nigériens de l’extérieur.

Cette rencontre entre la CENI et les parties prenantes s’inscrit non seulement dans la droite ligne des engagements de la CENI envers les partis politiques, dans l’accomplissement de sa mission. Pour rappel, retenons que l’enrôlement tant des nigériens de l’intérieur que ceux de l’extérieur devait se tenir à la même période ; néanmoins, la pandémie de la Covid-19 et les mesures internationales prises afin de l’éradiquer ont rendu impossible l’enrôlement biométrique de la diaspora. « Le code électoral en son article 40 stipule que : << les électeurs sont inscrits sur le fichier électoral biométrique par commune et/ou arrondissement communal, ambassade et/ou consulat sur présentation de l’une des pièces suivantes : Carte d’identité nationale, la carte d’identité militaire, le passeport, l’acte de naissance, le jugement supplétif ou certificat de nationalité, le livret de pension civile ou militaire, la carte consulaire, le carnet et/ou livret de famille », a-t-il expliqué. Me Issaka Souna a noté par la suite que selon l’Article 41 du code électoral, «  l’inscription sur la liste électorale biométrique est un droit pour tout citoyen nigérien remplissant les conditions requises par la loi. Elle est personnelle…». Il a par la suite mentionné qu’une quinzaine de pays a été retenue en application des critères préalablement définis par les membres de la CENI, le Ministère des Affaires Etrangères et celui de l’Intérieur suite à des missions de terrains effectuées. Il  s’agit de l’Algérie, du Benin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, de la République Fédérale du Nigeria, du Royaume du Maroc, du Sénégal, du Tchad, du Togo, de la Belgique, de la France, et des États Unis.

 En effet, selon  le Président de la CENI, ces choix ont été effectués sur la base de plusieurs préalables soigneusement étudiés par l’institution. La mise en œuvre de l’opération envisagée concernera 15 pays, 215 CEV, 400 kits biométriques, et 560 opérateurs d’enrôlement et transcripteurs. La participation et la bonne collaboration des partis politiques, acteurs majeurs du processus est capitale ainsi que celle de l’Administration centrale complétée et soutenue par l’Administration Territoriale et surtout le Ministère des Affaires Etrangères.

 Avec le matériel ainsi déployé et désigné ci-haut, les agents dédiés à l’exercice procèderont, sous la supervision des commissions administratives et celle des superviseurs de la CENI, à l’enrôlement des citoyens nigériens de l’extérieur remplissant les conditions prévues par la loi, dans les 15 pays retenus. « Les résultats des différentes collectes seront ensuite traités comme cela a été le cas pour les résultats antérieurs de l’enrôlement à l’intérieur. Les listes des commissions administratives sont parvenues à la CENI qui a consacré la nomination de leurs membres », a affirmé Me Issaka Souna.

Après cette présentation par le président de la CENI, des discussions ont été engagées entre les membres de ladite institution, et les représentants des partis politiques sur les difficultés, les dispositions prises, les modalités à suivre dans le cadre de l’enrôlement biométrique de la diaspora.

La CENI, après cet épisode, prépare en conséquence la mise en œuvre de l’enrôlement dans le courant du mois de juin 2022. Il concernera environ 180 000 personnes estimées.

Par Rachida Abdou Ibrahim(onep)