Réunion de concertation entre le gouvernement et les Partenaires Techniques et Financiers sur le plan de réponse globale à la pandémie à Coronavirus : Faire le point de la réponse aux inondations et la pandémie

Société
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Le Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini, a présidé hier dans l’après-midi, à sa résidence, la réunion périodique de concertation entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers sur le plan de réponse globale à la pandémie à coronavirus ou COVID-19. Outre les membres du gouvernement, on note également la présence à cette réunion de l’Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union Européenne, Dr. Denisa Elena Ionete, ainsi que la coordonnatrice du Système des Nations Unies au Niger, Mme Khardiata Lô N’Diaye. Il a été surtout question, au cours de cette réunion, de discuter sur trois points essentiels. Il s’agit de faire l’état de la réponse aux inondations ; l’état de la mise en œuvre du plan de réponse sur la pandémie à coronavirus et les perspectives et enfin divers.

A l’issue de la réunion de concertation, l’Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union Européenne, Dr. Denisa Elena Ionete, a détaillé ce qui a été convenu entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers. Par rapport à la question des inondations qui était une grande inquiétude pour le gouvernement il y a de cela 4 à 5 semaines, les parties se sont réjouies de la mobilisation des autorités nationales, des communautés et des partenaires internationaux avec comme résultat la relocalisation d’une bonne partie des populations sinistrées. Celles ont pu bénéficier des vivres et matériels nécessaires pour garantir leur subsistance. «Certes, beaucoup de travail reste encore à faire, mais force est de constater qu’un excellent travail a été fait notamment le relogement des populations sinistrées sur différents sites identifiés et aménagés à cet effet par les autorités nationales avec l’appui techniques et financement des partenaires. Bien sûr, il reste encore de soucis que le gouvernement a d’ailleurs exprimés clairement. Ces soucis sont relatifs à une éventuelle crue tardive et l’orientation vers l’avenir en tirant les leçons. Quel est le degré  de réutilisation  des zones inondées ?  Quel est le futur risque à être à nouveau inondé ? Telles sont entre autres des questions que le gouvernement se pose. Bref, c’est un vaste chantier que le gouvernement anticipe en étroite collaboration avec les partenaires techniques et financiers qui ont déjà offert l’expertise technique par rapport au plan d’avenir centré sur gestion des effets des inondations», a précisé l’Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne.

 

S’agissant du second point relatif à l’état du plan réponse à la pandémie à coronavirus, la réunion a fait le point de l’avancement tant sur les actions de mise en œuvre que sur le financement dans les quatre piliers déjà identifiés au cours des réunions précédentes à savoir la réponse sanitaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; les aspects touchants la relance macro-économique et la protection sociale. En effet, de toute la richesse des éléments de la discussion, l’Ambassadeur, Chef de délégation de l’Union Européenne a insisté sur les aspects qui concernent l’évaluation du plan de réponse et surtout au développement du plan de relance. Celui-ci est extrêmement important dans la mesure où il permet de choisir les meilleures mesures pour assurer une bonne croissance économique et inclusive. A ce niveau, le secteur agricole demeure le maillon incontournable pour la croissance économique et la sécurité nutritionnelle des enfants.

En divers, il a été évoqué un événement qui a eu lieu, il y a de cela quelques jours, en l’occurrence la table ronde du Sahel Central. Cette dernière était une conférence internationale organisée par quatre (4) partenaires, à savoir le gouvernement de l’Allemagne ; du Danemark; l’Union Européenne et les Nations Unies. Cette table ronde, a dit Dr. Denisa Elena Ionete, a permis surtout de faire entendre des engagements des pays du Sahel Central et des partenaires au développement avec des engagements sur le plan de l’action et sur le plan financier. «Cette conférence a eu un succès favorable sur le plan financier avec des annonces de l’ordre de 2000 milliards de FCFA.  Ce sont des financements qui couvrent une période relativement courte, soit de 2020-2021. Ce montant indique clairement le sens de l’urgence d’agir vite et bien pour que la situation humanitaire, sécuritaire et le développement puissent aller ensemble», a conclu l’Ambassadeur, chef de délégation de l’Union Européenne.

 

Hassane Daouda(onep)