Réunion du comité des chefs d’Etat-major des armées de la CEDEAO : Les responsables des Armées ouest-africaines planchent sur la question de la rotation à la tête de leur comité

Société
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Reportée pour cause de la situation politique au Mali, la réunion extraordinaire du comité des chefs d’Etat-major de la CEDEAO s’est tenue hier par visioconférence avec la participation du Commissaire aux affaires paix et sécurité de la CEDEAO, le général Francis A Béhanzin, représentant le président de la commission de la CEDEAO. Le chef d’Etat-major des Armées du Niger, président sortant dudit comité, a été représenté à cette importante rencontre virtuelle par le Chef d’Etat-major adjoint des armées, le général de Brigade Ibrah Boulama.

La réunion à laquelle prenaient part plusieurs hauts responsables de la hiérarchie militaire de l’organisation sous régionale et le directeur du Département maintien de la paix et de la sécurité de la CEDEAO, a pour point essentiel inscrit à son agenda, la question  des personnels officiers de la division de soutien aux opérations de paix et de ceux de l’Etat-major de la force en attente de la CEDEAO communément appelée FAC. D’autres points non moins importants ont été également examinés en divers par les responsables des armées des pays membres de la CEDEAO. Le chef d’Etat-major adjoint des armées a rappelé que cette réunion extraordinaire qui devait se tenir le 27 août a reportée compte-tenu de la gestion de la crise sociopolitique au Mali. Tout en espérant que la crise malienne est désormais derrière, le général de division Boulama Ibrah a fait mention du contexte sécuritaire sous régional marqué par une relative stabilité, conséquence de la pression exercée par les forces de défense et de sécurité sur les groupes armés terroristes (GAT).

Toutefois, en dépit de cette accalmie et des efforts déployés par les Etats du G5 Sahel ceux du bassin du Lac Tchad dans la lutte contre les GAT et la criminalité, la zone dite des trois frontières (Burkina-Mali-Niger) constitue un sujet de préoccupation. «Les opérations se poursuivent sans relâche pour consolider les acquis dans la durée», a dit le chef d’Etat-major adjoint des armées. Il a surtout tenu à exprimer la gratitude des Chefs d’Etat-major au Président de la République, Issoufou Mahamadou, pour son leadership sur la gestion de la crise en Guinée Bissau et au Mali lorsqu’il était président en exercice de la CEDEAO. A son successeur, le ghanéen Nana Akufo Addo, le général de Brigade Boulama Ibrah a adressé le message de félicitation des Chefs d’Etat-major de la CEDEAO pour sa brillante élection à la tête de ladite organisation. Il a également rendu hommage au Président de la Commission de la CEDEAO, M Jean-Claude Kassi Brou pour la réussite de la mission ECOMIB en Guinée Bissau dont la situation est à présent normalisée avec pour conséquence le retrait des troupes de la CEDEAO le 20 septembre. Il faut souligner que le Burkina, le Nigeria, le Sénégal et le Togo étaient les pays contributeurs des troupes  à cette mission qui a permis de stabiliser la situation dans ce pays membre de la CEDEAO.

Le chef d’Etat-major adjoint a ensuite fait la genèse des réunions ordinaires du comité des Chefs d’Etat-major ayant permis de prendre des décisions importantes et des recommandations pertinentes et d’engranger des résultats satisfaisants. Pour le général de Brigade Boulama Ibrah, le comité des chefs d’Etat-major a fait preuve de disponibilité constante tout au long de son existence. Il a proposé à ses pairs de remettre, lors de la prochaine réunion ordinaire, le flambeau à leur collègue du Ghana dont le pays tient les rênes de la CEDEAO, estimant que cela «permettra de respecter le parallélisme des formes entres les différentes institutions du mécanisme au niveau régional et de mettre fin au décalage observé uniquement au   niveau des réunions du comité des chefs d’Etat-major».

 Zabeirou Moussa(onep)