Réunion du virtuelle du Conseil de sécurité de l’ONU sur les technologies de l’information et de la communication : Le Premier Ministre plaide pour la mise en place d’une architecture numérique mondiale plus équitable et un cyber espace plus sûr

Société
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Le Conseil de Sécurité de l’ONU, sous la présidence de la République d’Estonie, a organisé hier une réunion virtuelle sur les technologies de l’information et de la communication. Le premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou a participé à cette rencontre virtuelle qui vise à aider les Etats à une utilisation pacifique des TIC et à assurer la stabilité dans le cyber espace. Ce thème voulu par la présidence actuelle du Conseil de Sécurité, témoigne de l’importance que prennent les technologies de l’information et de la communication dans le développement mondial.

Lors de la réunion, le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou a souligné que le cyber espace est devenu aujourd’hui un enjeu de géopolitique permettant aux différentes nations d’avancer leurs sphères d’influence tant au niveau économique que culturel. Cette révolution économique qui a tant rapproché les nations en éliminant les frontières, a aussi ouvert la voie à de nouveaux défis de souveraineté dus à la nature extraterritoriale de ses lois. «De la même manière que cet espace peut renforcer nos démocraties en donnant une plateforme et un moyen à toutes les voix de se faire entendre, même les dissidents, cet espace peut également s’avérer un lieu de litige pour des acteurs et groupements criminels dont le seul but est de déstabiliser nos nations», a-t-il dit.

Le Premier ministre recommande ainsi de combler la fracture numérique qui existe entre les nations, et principalement avec le continent africain où les ¾ des habitants n’ont pas un accès suffisant à l’internet ou n’y ont pas accès. Pour lui, cette situation déjà mentionnée par les experts, est un facteur aggravant de la paupérisation des populations et dont l’impact «se répercute sur tout le monde et dans chaque composante de la société, de la santé au bien-être économique, en passant par l’éducation». On ne peut espérer un cyber espace ainsi protégé, a-t-il déclaré, sans pour autant nous assurer d’une équité numérique.

En deuxième recommandation, M Ouhoumoudou Mahamadou a demandé de développer une architecture numérique mondiale «à travers une approche intégrée et coordonnée qui permettrait d’identifier de manière claire les règles de droit international applicables au cyber espace dans des domaines aussi vaste que la santé, le droit international humanitaire, les processus électoraux, de même que les activités économiques . Mais ce faisant, a-t-il relevé, les Etats doivent également être conscients que cette architecture doit être équitable tant au niveau de l’application que des avantages à exploiter afin «d’éviter de créer de nouveau mécanismes à deux poids deux mesures qui ne feraient que creuser les inégalités entre les nations».

Pour sa dernière recommandation, le premier ministre évoqué la question d’une interprétation plus inclusive et moins discriminatoire de la Charte des Nations-Unies, mais aussi de son propre mandat pour que «nos délibérations puissent refléter la réalité du monde d’aujourd’hui et pouvoir aborder les thématiques comme la cyber sécurité, le changement climatique et la pandémie car, ces menaces sont réelles et tout comme la COVID-19, ne connaissent pas de frontières». M Ouhoumooudou Mahamadou a saisi l’occasion pour féliciter la République de l’Estonie grâce à laquelle le thème des technologies de l’information et de la communication est revenu au-devant des discussions du Conseil de sécurité de l’ONU.

 Souleymane Yahaya(onep)