Revue annuelle conjointe 2020 du secteur de l’environnement : Engager des réflexions approfondies sur les défis de la désertification et de la dégradation des moyens d’existence des populations

Société
Spread the love

Sharing is caring!

La ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa, a présidé, le mardi 23 novembre 2021, l’ouverture des travaux de la revue annuelle conjointe 2020 du secteur de l’environnement. Placé sous le thème central : « Quelle stratégie pour faire face aux défis de la désertification et de la dégradation des moyens d’existence des populations rurales », cet atelier a pour but de mobiliser toutes les énergies et contributions, en vue d’apporter des réponses appropriées et durables aux problèmes de dégradation des terres. 

Selon la ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, cette 3ème rencontre revêt des enjeux importants pour la bonne gouvernance du sous-secteur de l’Environnement. En effet, elle a précisé que les ressources naturelles de notre pays, principaux moyens d’existence des populations, s’amenuisent progressivement du fait des activités anthropiques peu respectueuses de l’environnement, aggravées par les

conditions climatiques peu clémentes, faisant du Niger, un des pays sahéliens les plus affectés par le phénomène de la désertification et celui des changements climatiques. « Le choix du thème central retenu pour la présente RAC procède de la volonté de mon département ministériel à mobiliser toutes les énergies et contributions, en vue d’apporter des réponses appropriées et durables aux problèmes de dégradation des terres, problèmes dont les retentissements et impacts négatifs sur l’économie en général et sur les productions agro-sylvo-pastorales en particulier sont de nos jours suffisamment connus et ressentis. Notre conviction est que la transformation du monde rural, l’un des sept (7) pôles du Plan de Développement Economique et Social, passe notamment par la promotion des modes de productions et de consommation durables, soutenue par des actions fortes et durables visant la préservation des bases productive », expliqué Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa. 

Par ailleurs, la ministre de l’environnement et de la lutte contre la désertification a rappelé que dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action 2016-2020 de l’initiative 3N qui vient de s’achever, son département ministériel a assuré la maîtrise d’ouvrage de trois (3) Programmes Stratégiques. « Le bilan de mise en œuvre de ces programmes stratégiques a clairement montré que malgré les importants progrès enregistrés, des difficultés demeurent quant à la mobilisation et à la maitrise des financements en faveur du secteur. J’ose espérer que cette importante question retiendra notre attention tout au long de nos travaux afin d’avoir des pistes de solutions à cette problématique qui constitue un goulot d’étranglement pour la mise à l’échelle acquis capitalisés par notre pays en matière de gestion durable des terres et de renforcement de la résilience des communautés et des écosystèmes face au changement climatique » a-t-elle notifié.

S’agissant la préservation des bases productives, la ministre de l’environnement et de la lutte contre la désertification a rassuré que son département ministériel, avec le soutien de ses partenaires nationaux et internationaux, se déploie résolument pour la mise en œuvre d’importantes actions de récupération des terres, de régénération naturelle assistée, d’ouverture des bandes pare feux, de lutte contre les plantes envahissantes etc. « Le Programme de Renaissance du Niger Acte 3, ‘’Consolider et Avancer’’ de SE. Mohamed Bazoum, duquel découle la Déclaration de Politique Générale de SE. Ouhoumoumou Mahamadou, met l’accent sur les actions préservation et de restauration des ressources naturelles en vue de l’atténuation des effets de la désertification et des changements climatiques sur les conditions de vie des

populations » a déclaré , la ministre en charge de l’environnement avant de réitérer ses remerciements à l’endroit de tous les Partenaires Techniques et Financiers, notamment l’Union Européenne, dont l’appui à travers le CRS/SANAD, a permis l’organisation et la tenue de la présente RAC, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui assure le rôle de Chef de file des Partenaires du secteur de l’environnement, etc.

Abdoul-Aziz Ibrahim(onep)