Sommet extraordinaire par visioconférence de la CEDEAO sur le Mali : La CEDEAO décide de la mise en place d’un régime de sanctions contre ceux qui posent des actes au processus de normalisation

Politique
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Les Chefs d’Etat de la CEDEAO ont participé hier par visioconférence, à un sommet extraordinaire de l’institution sous régionale consacré à la crise socio-politique que traverse le Mali. Pendant les travaux du sommet présidé par le Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, SEM Issoufou Mahamadou, les Chefs d’Etats ont apporté leur soutien aux différentes médiations entreprises par l’institution en faveur de la résolution de la crise profonde que traverse ce pays. Ils ont réaffirmé également leur engagement ferme pour le respect, par le Mali, du protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la bonne gouvernance. Le Sommet s’est déroulé avec la participation de l’ancien Président du Nigeria, SE Goodluck Jonathan, Médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne.

Dans son discours d’ouverture des travaux du sommet, le Président Issoufou Mahamadou a invité ses pairs à observer une minute de silence à la mémoire de M. Gon Coulibaly, Premier Ministre de la Cote d’Ivoire décédé récemment. Il a rappelé que la situation au Mali exige de ses citoyens un sursaut patriotique et une union sacrée. SEM Issoufou Mahamadou a aussi précisé que des échanges francs avec les interlocuteurs de la crise ont permis de mieux comprendre la situation que traverse le Mali.

 

A la fin des travaux, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ont adopté une déclaration qui contient des mesures en vue de garantir la stabilité de la République du Mali. Ils ont insisté sur le maintien du Président Ibrahim Boubacar Keita au pouvoir, conformément aux dispositions contenues dans le protocole de la CEDEAO pour la Démocratie et la bonne gouvernance et ont demandé la démission de 31 députés maliens, qui sont mal élus, afin d’assurer le bon fonctionnement du Parlement, avant l’organisation d’élections législatives partielles. Les Chefs d’Etats et de Gouvernements ont aussi demandé la mise en place, dans les plus brefs délais, d’une Cour Constitutionnelle reformée de neuf membres équitablement repartis entre les pouvoirs exécutif et législatif et la société civile.

Le Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement soutient également la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale avec la nomination d’un Premier Ministre par le Président malien (ndlr: le Premier Ministre et déjà nommé), comme le prévoit la Constitution de ce pays, suivie de celle immédiate des ministres de souveraineté, ainsi que l’adoption de sanctions à l’encontre de toute personne qui entravera la mise en œuvre effective des mesures de stabilisation du Mali. La création d’un fonds d’indemnisation des victimes et des familles des disparus maliens a aussi fait l’objet d’une forte recommandation.

Toujours dans la déclaration finale, les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO demandent l’endossement, par le Comité de sécurité et de paix de l’Union Africaine et par le Conseil de sécurité de l’ONU, des mesures prises par la CEDEAO pour garantir la stabilité socio-économique du Mali. Enfin, le Sommet extraordinaire apporte le soutien ferme de l’institution régionale au Président Ibrahim Boubacar Keita qui a été élu Président du Mali à la suite d’élections libres et démocratiques.

Souleymane Yahaya(onep)