Stand du projet Irhazer à la 7ème édition SAHEL-Niger 2022 : Promouvoir la culture de la luzerne comme alternative à la problématique de l’alimentation du bétail dans les zones arides

Société
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La 7ème édition du Salon de l’Agriculture, de ‘l’Hydraulique, de l’Environnement et de l’Élevage (SAHEL- Niger) 2022 s’est ouverte le vendredi 25 février dernier au Palais du 29 juillet de Niamey. Les entrepreneurs et partenaires techniques et financiers du domaine de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage etc. exposent leurs produits et inventions jusqu’au 02 mars 2022. Au cours de cette édition 2022, placée sous le thème: «L’Agriculture nigérienne dans la zone de libre-échange continentale africaine. Comment assurer : la modernisation des techniques, la compétitivité des chaines de valeurs, l’entreprenariat des jeunes et des femmes», le projet d’appui au développement agricole PADA-ITA (Irhazer-Tamesna-Aïr), connu à travers l’appellation de projet Irhazer, financé à hauteur de 11,4 milliards de FCFA par le géant du nucléaire français, ORANO (ancien AREVA) expose à ce salon de l’Agriculture, ses produits notamment la luzerne cultivée pour l’alimentation du bétail.

Au stand du projet Irhazer, le public assiste à une exposition de deux produits phares à savoir la luzerne et le blé. Il partage également avec public son expérience en matière d’intégration de l’agriculture et de l’élevage pour améliorer la résilience des populations dans cette zone aride où la lutte pour la sécurité alimentaire est quotidienne. Le projet d’appui au développement agricole PADA-ITA (Irhazer-Tamesna-Aïr) ou Projet Irhazer est financé par la société Orano, dans le cadre d’un accompagnement social et sociétal dans le domaine agricole et l’élevage. 750 ha seront exploités en irrigation en vue de satisfaire aux besoins de 500 familles et impacter plusieurs milliers de citoyens de la région d’Agadez.

Selon M. Kabou Moussa, coordonateur du projet Irhazer, le projet d’irrigation intègre l’agriculture et l’élevage. «Nous avons, en termes d’aménagement hydro-agricole, une irrigation communautaire de 180 hectares où nous produisons chaque année, 180 à 200 tonnes de luzerne et plus de 300 tonnes de produits viviers. Il y a aussi le volet irrigation privée, qui dispose actuellement de 150 hectares aménagés et équipés qui seront bientôt fonctionnels au profit des petits producteurs des communes de l’Aïr», a-t-il expliqué. Il devait ensuite expliquer qu’en ce qui concerne l’hydraulique pastorale, le projet a réalisé 35 points d’eau moderne pour une prévision initiale de 20. «Nous avons largement dépassé l’objectif du projet. Nous valorisons d’autres produits agropastoraux et des activités génératrices de revenu pour les femmes et les jeunes», a expliqué M. Kabou Moussa.

Initialement le projet a prévu de toucher 5000 ménages, soit 35.000 bénéficiaires, mais il a aujourd’hui, dépassé ce chiffre en termes d’irrigation, de promotion du privé et de l’hydraulique pastorale. «Nous produisons une gamme de produits, vivriers et d’aliments bétails. La luzerne est très appréciée et recherchée par les éleveurs pour ses qualités nutritives de production de lait et de la viande», a affirmé le coordonnateur du projet. M. Kabou Moussa d’ajouter que l’objectif du projet est de fixer des populations et les sédentariser. Actuellement, 180 hectares sont exploités et emploient plus de 250 personnes ce qui fait que, le projet a un impact sur la migration.

Le produit exposé, à savoir la luzerne, est la reine des fourragères, très productive, résistante, bonne pour les bétails et pour la santé. Malheureusement, elle est peu cultivée au Niger hormis en agriculture intensive. Elle est une plante utilisée depuis des millénaires pour nourrir le bétail. Dans

 l’alimentation humaine, ses graines crues, très rafraîchissantes, sont consommées dans le sandwich, la salade etc. De son nom scientifique, ‘’Medicago sativa’’, (bien que ce nom ne soit pas lié à ses propriétés médicales), la luzerne est adaptée à tous les climats. La luzerne n’est plus considérée comme un élément superficiel, elle constitue un complément fourrager qu’il faut valoriser, surtout en ces temps de variabilité climatique et de déficit pluviométrique.

Il faut enfin noter que la compagnie minière Orano a placé au premier plan de la stratégie industrielle, l’engagement sociétal favorisant l’accès à des services sociaux de base pour concourir à l’amélioration des conditions de vie des populations malgré la situation liée à la baisse du prix de l’uranium au niveau mondial.

 Seini Seydou Zakaria(onep)