Symposium international virtuel de Haut Niveau sur « Démographie, Paix et Sécurité au Sahel » : « L’insécurité combinée à une démographie galopante constitue un handicap sérieux pour le développement économique et social des pays du sahel central et une situation de crise humanitaire persistante », déclare M. Ouhoumoudou Mahamadou

Société
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Le ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Ouhoumoudou Mahamadou, a, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, SE Issoufou Mahamadou, présidé la cérémonie d’ouverture des travaux du symposium international de Haut Niveau sur « Démographie, Paix et Sécurité au Sahel ». Organisé par l’UNFPA, ce symposium, premier du genre, a vu la participation remarquable de plusieurs éminentes personnalités politiques, scientifiques, chercheurs, représentants des institutions publiques et privées et des partenaires techniques et financiers intervenant au Sahel. Cette cérémonie d’ouverture s’est également déroulée en présence du ministre de la Défense Nationale du Niger, Pr Issoufou Katambé, de la ministre de la Population, Mme Amina Moumouni, du Directeur Pays de l’UNFPA Niger. Par visioconférence, cette cérémonie a été suivie par plusieurs autres personnalités dont M. Mobingue Ngom du Bureau Régional du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, M. Saïdou Oua pour l’Autorité du Liptako Gourma, Mme Mbaranga Gasarabwe, représentante spéciale adjointe pour la MINUSMA et M. Munyaradzi Chenje du Bureau de la Coordination au Développement des Nations Unies.

Dans le discours d’ouverture qu’il a lu au nom du Président de la République, parrain de ce symposium, M. Ouhoumoudou Mahamadou n’a pas manqué de saluer cette initiative du bureau de Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Parlant du thème central des travaux dudit symposium, « Démographie, Paix et Sécurité au Sahel », le ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République a indiqué que ces trois vocables sont d’une profonde signification pour les pays du Sahel. « En effet, pour ces pays qui figurent parmi les plus fragiles et les plus pauvres au monde, le développement économique et social ainsi que l’amélioration des conditions de vie et de prospérité des populations passent par la résolution des évolutions de croissances démographiques, de paix et de sécurité », a-t-il dit. Il a invité ainsi les chercheurs, les partenaires et les autres acteurs non étatiques à consacrer les réflexions, à partager les analyses sur les questions de démographie, de paix et de sécurité au sahel central. Car, précise-t-il, c’est une extrême opportunité tant il paraît urgent de mettre fin au drame humain qui se déroule et tant des risques de contagions pour le reste de l’Afrique et du monde sont énormes.

Dans son discours, M. Ouhoumoudou Mahamadou n’a pas manqué de ressortir la situation de la population du sahel qui se caractérise par une forte démographie et un fort taux de la jeunesse. A ce sujet, il a invité les parties prenantes à des réflexions en vue de trouver les stratégies qui permettent de concilier la croissance démographique aussi forte avec les impératifs de réduction de la pauvreté et d’atteinte des ODD.

« L’heure n’est donc pas à la réflexion ; elle est aussi à l’action. Le défi démographique n’est malheureusement pas le seul handicap pour le développement social et économique des pays du sahel. Il se combine avec le défi sécuritaire pour créer une véritable situation humanitaire. La situation sécuritaire est marquée par l’émergence et la persistance de formes de violence d’un genre nouveau (…). L’insécurité combinée à une démographie galopante constitue un handicap sérieux pour le développement économique et social des pays du sahel central et une situation de crise humanitaire persistante (…). Il me pareil important que nous nous planchons sur les causes profondes de la détérioration de la situation sécuritaire dans le sahel central et sur des faits aggravants de cette situation. Il est désormais établi que l’extrême pauvreté et l’ignorance constituent les facteurs sur lesquels se nourrit le terrorisme », a-t-il déclaré.

Pour lutter contre ces maux, M. Ouhoumoudou Mahamadou invite à l’élaboration des politiques publiques dans une perspective globale et appelle la communauté internationale et les partenaires au développement à soutenir les pays du sahel central dans cette épreuve.

Les autres intervenants à la cérémonie d’ouverture, notamment Mme Mbaranga Gasarabwe représentante spéciale adjointe pour la MINUSMA et M. Munyaradzi Chenje du Bureau de la Coordination au Développement des Nations Unies, ont tous salué cette initiative et salué le leadership du Président de la République du Niger pour son engagement dans la lutte contre l’insécurité et l’amélioration des conditions de vie des populations du sahel en particulier et de l’Afrique en général. Ils ont tous appelé à repenser les politiques publiques en prenant en compte toutes ces préoccupations du moment. Ces personnalités ont aussi appelé les pays à fortement investir dans les secteurs sociaux de base, la santé, l’éducation, l’environnement et bien d’autres.

Auparavant, M. Mobingue Ngom, directeur du Bureau Régional du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a prononcé un discours de bienvenue. Dans son intervention, il a lui aussi rendu un hommage mérité au Président de la République, Chef de l’Etat, SE Issoufou Mahamadou pour avoir accepté de parrainer ce symposium et pour tout le combat qu’il mène contre le terrorisme au sahel et dans le monde et pour tout son plaidoyer en faveur d’un soutien à cette population vulnérable.

Ce symposium a été ainsi l’occasion pour le lancement de l’ouvrage sous le titre : « Démographie, paix et sécurité : regards croisés pour un sahel central résilient ». Deux importantes sessions de communication et exposé ont été tenues. Ces différentes communications ont permis aux participants d’examiner les défis auxquels est actuellement confrontée la région du Sahel en matière de démographie, de paix et de sécurité. Ils ont aussi saisi cette opportunité pour pousser des analyses en vue de proposer des alternatives à ces défis. Il a été question de manière stratégique de l’élaboration et la mise en œuvre des politiques ou des programmes novateurs qui s’attaquent aux causes profondes de l’insécurité au Sahel.

Parlant de l’objectif principal du symposium, M. Mobingue Ngom a souligné que c’est de fournir des données probantes empiriques sur la relation entre démographie, paix et sécurité afin d’établir les causes premières de cette insécurité au Sahel ainsi que les conséquences d’une telle insécurité sur le développement dans la région.

A l’issue de ces communications, des recommandations de mesures pour soutenir l’élaboration de politiques ou de programmes novateurs qui permettront de remédier à ces causes premières ont été formulées. Les experts ont suggéré d’intégrer la prévention des conflits et la consolidation de la paix dans les programmes de développement, et vice-versa.

Au terme d’une longue et riche journée, les travaux ont pris fin en début de soirée. C’est la ministre de la Population, Mme Amina Moumouni, qui a présidé cette cérémonie de clôture des travaux du symposium. Dans son discours à cette occasion, la ministre a salué la qualité des échanges et a rendu un grand hommage aux différents intervenants pour avoir consacré leur temps à cette journée de partage. Au nom du Président de la République, elle n’a pas manqué de saluer le Bureau régional de l’UNFPA pour avoir initié cette activité.

Pour sa part, M. Mobingue Ngom a réitéré la disponibilité de son institution à poursuivre les efforts pour appuyer les pays du sahel. Il a au nom de ses collègues et collaborateurs remercié également tous les participants pour leur disponibilité.

Par Ali Maman(onep)