Visite de travail et d’amitié du Président de la République, mercredi à Bissau : SEM Umaro Sissoco Embalo salue le leadership de «SEM Issoufou Mahamadou, un panafricaniste engagé»

Politique
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Le Président de la République de Guinée Bissau, SEM Umaro Sissoco Embalo, a salué mercredi, 30 septembre 2020, à Bissau, le leadership du Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, «un panafricaniste engagé »  et l’a vivement remercié, pour avoir effectué ce jour une visite de travail et d’amitié dans son pays.

Répondant à la presse après la lecture du communiqué conjoint ayant sanctionné cette visite, le Président Umaro Sissoco Embalo a affirmé que « la Guinée Bissau a reçu aujourd’hui un grand monsieur, un grand Homme d’Etat, un panafricaniste engagé». «Le Président Issoufou, une de mes références en tant que leader,  est un grand ami de la Guinée Bissau qui a beaucoup contribué à l’avènement  de la paix et de la stabilité dans notre pays», s’est-il réjoui.

SEM Umaro Sissoco Embalo a salué « le rôle sans pareil que joue la République du Niger au sein de la CEDEAO, en tant que pays qui a présidé la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement». Pour cela, le Président bissau guinéen a vivement remercié le Président Issoufou Mahamadou, en son nom personnel et au nom du peuple de Guinée Bissau.

Le Niger et la Guinée Bissau sont liés par une longue histoire de liens de fraternité entre les deux peuples, a-t-il souligné, précisant qu’il y a « une histoire et une estime personnelle entre moi et mon père SEM Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger ».

Regrettant le fait que SEM Issoufou Mahamadou quittera le pouvoir bientôt au terme de son deuxième mandat, SEM Umaro Sissoco Embalo a ajouté à l’endroit de son hôte : « J’espère que la Guinée Bissau sera votre seconde patrie, votre second pays et chaque fois que de besoin,  je vais vous appeler pour prendre de vos conseils ».

« La Guinée Bissau était un pays en panne, un pays en faillite (depuis la guerre de 1998) et aujourd’hui, nous sommes en train de revenir dans le concert des nations. Cette visite d’un grand homme d’Etat dans notre pays nous réconforte beaucoup », a-t-il dit.

Lors de cette conférence de presse, le Président de la République  a souligné l’importance de la visité de travail et d’amitié qu’il a effectuée mercredi dernier en Guinée Bissau.

«J’eusse été avec vous, le 24 septembre dernier à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de la Guinée Bissau si je n’avais pas eu à présider une réunion du Conseil de Sécurité sur un thème d’actualité : la gouvernance politique et économique mondiale post-Covid 19», a affirmé le Chef de l’Etat.

Le Niger est membre non permanent de ce Conseil de Sécurité et a présidé ce conseil pendant le mois de septembre, rappelle-t-on. « Aujourd’hui, je suis heureux d’être à vos côtés et je voudrais vous remercier et remercier le gouvernement et le peuple bissau guinéens pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé », a dit le Président de la République.

« La Guinée Bissau a connu des décennies de crise. Depuis 2011, il n’y a pas eu une réunion de la CEDEAO qui n’a pas eu à discuter de la crise politique en Guinée Bissau », a indiqué le Chef de l’Etat.

«Vous avez connu cette grave crise politique décennale et pendant toute cette décennie, la CEDEAO et les pays membres de la CEDEAO dont le Niger sont restés au chevet de la Guinée Bissau. La CEDEAO a joué un rôle important dans l’organisation des élections législatives en mars 2019. En juin 2019, elle avait mis en place une feuille de route qui comportait deux points : l’organisation de l’élection présidentielle et les reformes qui doivent être réalisées en ce qui concerne la constitution de la Guinée», a-t-il souligné.

« J’ai eu l’honneur en tant que Président en exercice de la CEDEAO de suivre la mise en œuvre de cette feuille de route. Nous avons pu organiser l’élection présidentielle au mois de novembre 2019 et je me réjouis de vous féliciter à nouveau pour votre brillante élection (à la tête de la Guinée Bissau) »

«J’ai fait ce déplacement pour vous renouveler mes félicitations et en même temps pour soutenir vos efforts de réforme de la constitution telle que prévue par la feuille de route de la CEDEAO», a-t-il précisé. «La Guinée Bissau, comme tous nos pays, a besoin de paix, de sécurité, de stabilité. Sécurité, démocratie, développement sont intimement liés, comme on le sait, et c’est ce que je souhaite à la Guinée Bissau », a affirmé SEM Issoufou Mahamadou. «Ce sont des défis qui ne sont pas au-dessus des capacités du peuple de Guinée Bissau. Et vous êtes en train de poser les jalons qu’il faut pour relever ces défis», a-t-il poursuivi.

Les institutions de la République en Guinée Bissau sont en place et fonctionnent très bien. Cet indicateur montre que nous sommes en train de sortir de cette crise décennale que le pays a connue, s’est réjoui le Chef de l’Etat. Un autre signe montre que la crise est derrière nous : la Mission de la CEDEAO pour la Guinée Bissau (ECOMIG) est en train de se retirer de la Guinée Bissau.

«Je suis convaincu que le peuple de Guinée Bissau peut relever ce défi. Parce qu’un peuple comme le vôtre, qui a pu arracher son indépendance les armes à la main, doit pouvoir s’unir pour créer les conditions de sa prospérité», a insisté le Chef de l’Etat.

«Je voudrais saisir la présente occasion pour rendre hommage aux libérateurs, ceux qui se sont sacrifiés pour conquérir l’indépendance. Je nomme là, entre autres, Amilcar Cabral dont je salue la mémoire. J’ai été heureux d’aller à son mausolée pour déposer une gerbe de fleurs. J’étais heureux d’avoir participé à cette cérémonie à la mémoire de ce digne fils de l’Afrique  dont tous les africains doivent être fiers», a poursuivi SEM Issoufou Mahamadou.

«M. le Président, merci encore une nouvelle fois de l’accueil fraternel et je vous souhaite bonne chance. Je sais que la tâche est difficile mais je sais aussi, vous connaissant, que cela est à votre portée. Et que vous allez construire une Guinée Bissau prospère au profit de l’ensemble du peuple bissa guinéen», a conclu SEM Issoufou Mahamadou.

 

Par AbdourahmaneAlilou AP/PRN