Webinaire de haut niveau sur «les impacts sanitaires et socioéconomiques de la COVID-19 sur la mise en place de la couverture sanitaire universelle» : La Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou partage l’expérience du Niger face à la pandémie et la contribution de sa fondation

Société
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La Première Dame, Hadjia Aïssata Issoufou, présidente de la Fondation Guri Vie Meilleure, a participé, hier dans l’après-midi, depuis Niamey, à un webinaire de haut niveau sur le thème «Les impacts sanitaires et socioéconomiques de la COVID-19 sur la mise en place de la couverture sanitaire universelle». Au cours de ce forum virtuel qui a réuni plusieurs premières Dames, membres de l’Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement (OPDAD) et une centaine de partenaires concernés par le thème, Hadjia Aïssata Issoufou a, dans sa communication, partagé l’expérience nigérienne face à la COVID-19 ainsi que la contribution de sa fondation.

 

Cette session s’inscrit dans le cadre d’une série de webinaires à l’initiative de l’OPDAD avec l’appui du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Ce faisant l’intervention de la Première Dame a porté sur deux questions à savoir les principaux impacts sanitaires et socioéconomiques de la COVID 19 dans notre pays et les initiatives qu’elle a entreprises, évidemment par le biais de sa fondation Guri Vie Meilleure, pour soutenir la réponse nationale à la pandémie. Ainsi, à l’entame de sa communication, Hadjia Aïssata Issoufou a d’abord fait le point de la situation de la pandémie au Niger, aux participants des quatre coins d’Afrique et d’ailleurs. Elle a indiqué qu’à la date d’hier, sur 1.104 cas confirmés par le Ministère de la Santé publique, 1.014 patients sont sortis guéris, 21 en cours de traitement et 69 décès ont été déplorés.

En termes de conséquences sur le plan sanitaire, la Première Dame a évoqué, entre autres, l’impact négatif sur l’utilisation des services de santé tant sur le plan préventif que curatif. «Cela a drastiquement réduit le taux de fréquentation par les patients des autres maladies et la disponibilité des services de santé, surtout en ce qui concerne la couverture vaccinale des enfants; le suivi de la croissance des nourrissons; les accouchements assistés par le personnel de santé, le suivi des grossesses, la prise en charge des maladies aigues et chroniques», a relevé Hadjia Aïssata Issoufou. Elle a expliqué que le personnel sanitaire a été aussi affecté (soit 186 agents en date du 13 juillet 2020). Dans le même ordre d’idées, notons qu’il y’a eu à un certain moment, un engouement vers l’automédication et ou prévention.

Sur le plan social, la Première Dame a rappelé que la propagation des rumeurs de tous genres relatives à la pandémie ont développé certaines notions contraires aux mesures de la gestion de la pandémie. On note aussi, la répercussion sur les événements sociaux ancrés dans la culture africaine comme les cérémonies de mariage, de baptême ou d’autres festivités. La présidente de la Fondation Guri Vie Meilleure a mentionné la fermeture des établissements scolaires.

Relativement à l’économie, Hadjia Aïssata Issoufou a fait cas de la baisse des investissements internes et externes globaux; la réduction des revenus des entreprises, des familles et même des individus qui vivent des activités au jour le jour et la rupture de certains intrants du fait de la fermeture des frontières. «Face à cette crise, le Président de la République s’est adressé à la Nation, bien avant la notification du 1er cas, et a annoncé la prise de certaines mesures afin d’atténuer les effets négatifs liés à la pandémie de la COVID-19», a souligné la Première Dame.

En effet, en plus de la sensibilisation de la population sur les mesures préventives, d’autres mesures appropriées de confinement et un plan de riposte ont été soutenus par un décret d’état d’urgence sanitaire. Et pour atténuer les conséquences de la crise, l’Etat a pris en charge les factures d’électricité et d’eau des mois d’avril et de mai pour les tranches sociales; il, l’Etat a renforcé le plan de soutien aux personnes vulnérables (distribution gratuite et vente à prix modéré des vivres). La Première Dame a également cité la remise gracieuse de peines en faveur de 1540 détenus pour des raisons humanitaires et pour désengorger les maisons d’arrêt ; le report de la date de paiement de la vignette, la suspension des contrôles fiscaux, l’exonération de la TVA ou sa réduction, la suspension des poursuites en matière de recouvrement des impôts et taxes.

Pour soutenir le gouvernement dans la réponse à la pandémie, la Fondation Guri Vie Meilleure de la Première Dame a engagé des actions comme la mise en circulation d’une vidéo de sensibilisation de la population sur les consignes de prévention contre la COVID-19 (notamment le lavage des mains), dès le mois de mars; la distribution des vivres aux personnes vulnérables; la donation en masques des enseignants lors de la réouverture des établissements publics et privés, mais aussi aux forces de défense et de sécurité. Une 2ème vidéo sur le port de masque a été mise en circulation par la Fondation dès la prise de décision par le gouvernement de lever le couvre-feu et l’isolement de la ville de Niamey. Etant donné que la lutte contre le virus n’est pas à son terme, Hadjia Aïssata Issoufou a réitéré l’engagement de sa fondation de poursuivre ses efforts.

Ismaël Chékaré(onep)