
Le pourpier, appelé « youla youla » en Zarma, est une plante herbacée aux tiges rampantes et aux feuilles charnues. À Niamey, il est vendu frais dans plusieurs marchés de la capitale, notamment par des femmes qui en font une activité commerciale.
Apprécié par certains consommateurs pour accompagner des plats traditionnels tels que le couscous de riz, de maïs ou de mil, le pourpier connaît une demande qui peut être importante à certaines périodes. Sa disponibilité varie en fonction de l’approvisionnement et des conditions climatiques.
Au Petit Marché, Mme Fatouma Koura, spécialisée dans le commerce du pourpier depuis cinq ans, témoigne de l’intérêt des consommateurs pour ce produit. « Le pourpier est beaucoup sollicité par les personnes qui l’apprécient. Même hier, un client est venu en acheter pour un proche », a-t-elle fait savoir. Dans le même marché, une vendeuse de dambou, surnommée « Hajia », évoque les difficultés d’approvisionnement. « Mon pourpier provient des jardins. Lorsque la salade était disponible, on le cultivait avec elle. Mais cette période n’est plus celle de la culture de la salade et les pluies deviennent rares cette année. Ces derniers temps, j’arrive à peine à avoir du pourpier pour 500 FCFA. Je le mélange avec de l’amarante pour en avoir davantage », explique-t-elle.
Selon elle, le prix du sac constitue également une difficulté pour les vendeuses. « Nous demandons aux revendeurs de revoir à la baisse le prix des sacs qu’ils vendent à 18 000 FCFA », ajoute-t-elle.
L’insuffisance des pluies affecte également la disponibilité du produit. « Cette année, le pourpier n’est pas disponible comme nous le souhaitons. Nous espérons que le reste du mois d’août sera plus favorable », affirme Mme Fatouma.
Les vendeuses s’approvisionnent auprès de producteurs des villages environnants, dont Namaro, Bongou Koiray et Saga Fondo. Le pourpier est ensuite vendu aux commerçantes qui l’utilisent pour la préparation du dambou, parfois associé à d’autres produits selon les préférences des clients. Face à cette disponibilité irrégulière, certaines vendeuses doivent anticiper leurs achats. « Pour avoir du pourpier, il faut passer une commande dès la veille », indique Mme Fatouma.
Aichatou Moumouni
(Stagiaire)



