Le ministre Abdoulkadri Amadou (au centre) présidant l’ouverture des travaux
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Colonel-major Abdoulkadri Amadou Daouda, par ailleurs président du comité de pilotage du Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), a présidé, le mardi 25 août 2026, la 2è session ordinaire dudit comité au titre de l’année 2026 à Niamey. Le but de cette session est d’évaluer l’état de mise en œuvre et d’exécution physique et financière du projet, apprécier les performances des acteurs, et identifier les contraintes afin d’apporter des solutions efficaces et durables.
Le PIDUREM vise à transformer durablement les territoires, renforcer les capacités des collectivités territoriales, améliorer la résilience des villes, et protéger les populations contre les risques auxquels elles sont exposées. Le président du comité de pilotage a souligné les avancées majeures enregistrées par le projet depuis sa mise en œuvre. Il s’agit, entre autres, des travaux de drainage des eaux pluviales engagés dans plusieurs régions, l’aménagement ou la réhabilitation des voiries urbaines, d’infrastructures réalisées ou en cours de réalisation, de la conduite d’actions de renforcement des capacités des collectivités territoriales et des acteurs locaux, et des visites de terrain effectuées.
Par ailleurs, le Colonel-major Abdoulkadri Amadou Daouda a exhorté les participants à mettre en exergue quatre exigences fondamentales dont l’efficacité, la qualité, la responsabilité et la redevabilité afin de mener à bien leurs travaux et accomplir leurs missions respectives. « Notre comité ne doit pas être uniquement une instance de présentation de rapports. Il doit être une véritable instance de décision, d’orientation, d’anticipation et d’impulsion », a-t-il déclaré. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat a également remercié tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Niger dans ses efforts de développement avant de lancer un appel aux différentes parties prenantes pour garantir la réussite des ambitions prônées par le projet. « Il ne suffit pas de réaliser des infrastructures. Nous devons garantir leur entretien, leur maintenance et leur pérennisation et cette transformation doit se traduire par des infrastructures de qualité, des collectivités plus fortes, des territoires mieux aménagés et des populations mieux protégées », a-t-il soutenu.
Pour sa part, le Coordonnateur national du PIDUREM, M. Issoufou Hamani Oumarou, a rappelé que le montant total du budget approuvé au titre de l’année 2026 est estimé à 37,4 milliards FCFA et que la mise en œuvre financière de ce programme s’établit à 79,13% des prévisions semestrielles et à 31,83% des prévisions annuelles 2026, soit 11 993 193 670 FCFA à la date du 20 août 2026. Cependant, il a notifié que ce niveau d’exécution serait inférieur aux attentes prévues en raison de plusieurs défis dont la communication en Conseil des Ministres de certains marchés importants, le retard pour la tenue de la première session, et le retard lié à la validation du plan de passation des marchés (PPM) qui était intervenu en avril 2026.
Malgré cette situation, a-t-il fait savoir, des progrès significatifs ont été enregistrés avec l’exécution intégrale des recommandations issues de la précédente session, la finalisation des dossiers techniques et la passation des marchés pour les travaux de la vallée de Gountou Yéna, la passation des marchés et le lancement des travaux de drainage de la Phase II dans les régions de Maradi, Tahoua, Agadez, Tillabéri et Dosso d’un montant global de 22 milliards FCFA, la finalisation du Dossier d’Appel d’Offres International (DAOI) pour la Phase III des travaux de drainage des régions de Diffa, Zinder et Maradi d’un montant de 12 milliards, la passation des marchés pour la deuxième phase des infrastructures scolaires à hauteur de 311 millions FCFA, etc.
Par ailleurs, le Coordonnateur national du PIDUREM a notifié que six mois après la première session en février 2026, une révision du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 a été effectuée afin d’intégrer de nouvelles priorités permettant de réévaluer le projet de PTBA 2026 à un coût global de 32 601 555 469 FCFA, soit une diminution de 5 072 546 094 FCFA du budget initial. Enfin, M. Issoufou Hamani Oumarou a lancé un appel aux membres du comité pour produire des analyses constructives qui permettront d’aboutir à une programmation réaliste et réalisable qui cadre avec les priorités du Gouvernement déclinées dans le Programme de Refondation de la République (PRR 2025-2029).
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)



