
Réunis en session ordinaire à Niamey, le vendredi 28 août 2026, les parlementaires de la Confédération des Etats du Sahel ont examiné, puis validé les rapports présentés par les Commissions : Défense et Sécurité, Diplomatie, et Développement. Ces travaux se sont déroulés sous la présidence du président des sessions confédérales des parlements des Etats du Sahel (AES), Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée Législative du Peuple du Burkina-Faso.

Au cours de cette journée, les trois commissions du parlement de la Confédération des Etats du Sahel ont successivement présenté à la plénière le rapport de leurs travaux. C’est ainsi que la Commission Confédérale Défense et Sécurité a présenté son rapport sur la coopération policière et le partage de renseignements entre les services de police de l’AES, suivie de la Commission Confédérale Diplomatie qui s’est penchée sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace AES, puis la Commission Confédérale Développement qui a présenté son rapport sur le modèle économique des médias de l’AES, notamment sur le financement, la viabilité et l’efficacité.

L’on retient comme recommandation de la Commission confédérale Défense et Sécurité, l’adoption et la ratification du protocole additionnel relatif à la sécurité intérieure et l’élaboration d’un corpus juridique sur la coopération policière, la mise en place d’un dispositif confédéral de partage du renseignement criminel, l’extension du système IRAPOL au Mali et au Niger et l’abandon progressif du système WAPIS dans ces deux pays et la mise en place d’un système de sensibilisation et d’encadrement des communautés afin de participer davantage à la lutte contre l’insécurité.
Quant à la Commission confédérale Diplomatie, elle a exhorté les trois Etats à élaborer un protocole additionnel au Traité relatif à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral, mettre en place des postes frontaliers unifiés, rendre accessible le passeport et la carte d’identité biométriques AES à l’ensemble des citoyens de la Confédération, renforcer la lutte contre la corruption et de substituer au régime provisoire applicable à la libre circulation des personnes et des biens, une convention AES-CEDEAO juridiquement contraignante, préservant les droits acquis des ressortissants des trois États, et conclure parallèlement des accords de corridors avec les États côtiers et de transit.
Pour sa part, la Commission confédérale Développement a exhorté l’AES de hisser les budgets des médias confédéraux dans les priorités gouvernementales, de doter les médias confédéraux d’équipements sécurisés de collecte, de traitement et de diffusion et enfin de garantir des ressources pérennes, indépendantes des aléas budgétaires sectoriels, et de mettre en place un fonds d’urgence pour les médias confédéraux.
À l’issue de ces présentations, un débat général unique a été ouvert au cours duquel les parlementaires de la Confédération des États du Sahel ont fait des contributions, observations et poser des questions. A la fin de ces échanges, les différentes recommandations évoquées ci-haut ont été adaptées.
Abdoulaye Mamane (ONEP)



