Le ministre Garba Hakimi (micro) lors de sa mission de supervision à Maradi
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi a conduit, du 12 au 17 septembre 2026 dans la région de Maradi, une mission de suivi de la construction de quinze (15) Centres de Santé Intégrés de type 2. Cette mission a été menée conjointement avec les autorités régionales, départementales et communales, les chefs traditionnels, la représentante de l’UNICEF au Niger, les représentants de l’OMS et de la Banque Mondiale, le coordonnateur du projet Lafia Iyali, les cadres centraux, régionaux, départementaux, et communaux, et les Forces de défense et de sécurité.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de Développement Sanitaire et Social (PDSS) 2022-2026. L’objectif est de permettre au ministre de s’assurer de la qualité des ouvrages réalisés et de leur conformité aux normes prescrites dans les cahiers des charges. Il s’agit aussi d’apprécier la satisfaction et l’adhésion des communautés bénéficiaires et de relever les insuffisances éventuelles et examiner les propositions d’amélioration.
La délégation a visité 15 CSI répartis dans huit (08) districts sanitaires de la région de Maradi que sont le CSI de Fako Ranch, dans le district sanitaire de Bermo ; le CSI de Chadal, dans le district sanitaire de Dakoro ; le CSI de Tsamiya Makada, dans le district sanitaire de Mayahi ; les CSI de Guidan Chadou et Douma, dans le district sanitaire d’Aguié ; les CSI de Gazori et Rogogo, dans le district sanitaire de Gazaoua ; les CSI de Firji et Rijia Bagouari, dans le district sanitaire de Madarounfa ; les CSI de Maibagaye, Azza, Welazan et Garin Mallan, dans le district sanitaire de Tessaoua ; les CSI de Guidan Djibi et Imbalbélou, dans le district sanitaire de Guidan Roumdji.
Un CSI de type2 comprend un bloc de soins curatifs, un laboratoire, une pharmacie, un bloc maternité, un bloc de soins préventifs et promotionnels, des logements pour le responsable du CSI, la sage-femme et le gardien, un dispositif de gestion des déchets issus des soins, des latrines, un poste technique d’électrification solaire, un mur de clôture et un poste d’eau autonome.
Au terme de cette mission, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a, dans sa synthèse, indiqué que l’extension de la couverture sanitaire demeure une priorité nationale et la construction de ces 15 nouveaux CSI constitue une avancée importante dans l’engagement de l’Etat à rapprocher les services essentiels de santé des populations, notamment dans les zones qui en ont le plus besoin. Selon le ministre, grâce à ces nouvelles infrastructures, la couverture sanitaire de la région de Maradi devrait passer de 54,22% en 2023 à 57,40% en 2026. Il a rappelé que le projet Lafia Iyali, financé par l’Etat avec l’appui de la Banque Mondiale, a prévu la transformation de 35 cases de santé en CSI, dont 15 dans la région de Maradi.
Il ressort de cette synthèse que sur les quinze (15) CSI visités, quatorze (14) ont été achevés dans les délais contractuels et conformément à la qualité requise. Le CSI de Firji qui n’est pas encore achevé, présente un taux d’exécution de 79%. Le retard constaté s’explique principalement par le changement de site. Aussi, il ressort que sur les 15 forages prévus, 04 se sont révélés négatifs en raison soit d’une qualité de l’eau impropre à la consommation, soit d’un débit très faible. « Cette situation appelle naturellement des mesures correctives afin de garantir que chaque infrastructure sanitaire dispose d’un accès durable à une eau de qualité », a rassuré le ministre.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi a aussi visité le chantier de l’hôpital de District de Gazaoua dont les travaux sont actuellement en cours, ainsi que les CSI de Nafouta et Daratou, respectivement dans les Districts sanitaires de Tessaoua et Mayahi. Il a affirmé que la construction d’une infrastructure sanitaire ne constitue qu’une première étape. « Notre responsabilité collective est désormais de faire en sorte que ces infrastructures soient pleinement fonctionnelles, bien équipées et capables d’offrir des services de qualité aux populations », a-t-il reconnu. C’est pourquoi, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a pris l’engagement d’affecter les ressources humaines nécessaires au fonctionnement de ces 15 CSI ; assurer leur électrification solaire ; doter les CSI en matériels et équipements adaptés ; instruire la Direction Régionale de Santé et de l’Hygiène Publique afin qu’elle assure la formation des agents ainsi qu’à l’utilisation des incinérateurs.
Pour sa part, l’UNICEF s’est engagé à doter les anciens CSI de Nafouta, Mai Kogo et Magaria Sud de nouveaux postes d’eau autonomes ; et aussi de travailler avec les bureaux de contrôle et les entreprises afin que les observations formulées au cours de cette mission soient dûment prises en compte. Pour le ministre, la pérennité de ces investissements dépend de l’engagement des collectivités territoriales à qui il a demandé de permettre le recrutement et la mise en place de techniciens de surface et de gardiens au niveau de ces quinze CSI et la finalisation du processus de donation des différents terrains au niveau des communes, en vue de l’obtention des arrêtés définitifs d’attribution par le Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat. Colonel-major Garba Hakimi a lancé un appel solennel aux populations : « faites de ces formations sanitaires vos premiers recours pour les soins, la prévention, la santé maternelle et infantile, l’accouchement, la vaccination et l’ensemble des services qui y sont offerts ». Il a enfin salué l’accompagnement constant des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque Mondiale et l’UNICEF.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
