Le ministre de l’Enseignement Supérieur (au centre) lors de la cérémonie
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, Pr Mamadou Saidou, a procédé hier jeudi 24 septembre 2026, au Centre Hydrogène Vert de l’Université Abdou Moumouni (WASCAL), au lancement de la Journée de l’enseignement supérieur. Cette rencontre a constitué un cadre d’échanges autour des enjeux de l’enseignement supérieur en vue de contribuer au développement socioéconomique et culturel du Niger.
La cérémonie a été marquée par la remise de 38 attestations d’accréditation des offres de formation et de 6 attestations d’habilitation à des établissements d’enseignement supérieur ayant réussi les évaluations de l’ANAQ-Sup.
Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a indiqué que cette journée s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de son département ministériel au profit de l’ensemble des parties prenantes du sous-secteur de l’éducation. « Il s’agit particulièrement, pour améliorer la qualité des offres de formation, de vous présenter nos textes réglementaires, la vision et les orientations nationales, les défis à relever ainsi que nos différentes procédures d’évaluation institutionnelle, afin de développer et d’adapter des formations répondant aux mutations socioéconomiques », a-t-il déclaré.
Cette initiative, a indiqué le ministre, vise à promouvoir l’amélioration de la qualité des formations dans les institutions nigériennes d’enseignement supérieur, un objectif qui figure parmi les priorités de la lettre de mission qui lui a été confiée par les plus hautes autorités du Niger.
Auparavant, le Directeur général de l’Agence Nationale d’Assurance Qualité de l’enseignement supérieur et la recherche (ANAQ-Sup), Pr Boureima Amadou, a souligné que cette journée s’inscrit dans une dynamique de visibilité et de transparence à l’endroit des partenaires de l’Agence et des autres acteurs du secteur éducatif. Il a souligné qu’il est important de rendre régulièrement compte des actions menées dans ce sous-secteur, désormais orienté vers le développement des compétences dans les domaines des Sciences, des Technologies, de l’Ingénierie et des Mathématiques (STIM), ainsi que vers le renforcement de la qualité des apprentissages à travers un système d’assurance qualité externe, autonome et performant.
« Des résultats majeurs ont déjà été enregistrés. Il s’agit notamment de l’harmonisation des domaines de formation en sciences économiques et de gestion, de l’amélioration des infrastructures d’accueil des apprenants, de la mise en conformité des textes réglementaires, de la systématisation des évaluations, notamment l’accréditation des offres de formation et l’habilitation des établissements, ainsi que de l’alignement sur les lignes directrices continentales », a-t-il expliqué.
Le Directeur général a également indiqué que cette journée est l’occasion de remettre les attestations d’accréditation et d’habilitation aux établissements ayant satisfait avec succès aux évaluations institutionnelles réalisées en 2025. « Treize établissements répartis dans six régions du Niger se sont présentés à l’évaluation en 2025. Sur 12 masters évalués, 3 ont été accrédités, et 6 licences sur 30 ont obtenu leur accréditation. Les offres de formation non accréditées feront l’objet d’un suivi à travers un plan de remédiation », a-t-il conclu.
Créée pour garantir la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’ANAQ-Sup œuvre notamment à l’élaboration des normes et standards de qualité, à l’accompagnement des établissements dans la mise en place de leurs mécanismes internes d’assurance qualité, ainsi qu’à l’évaluation des institutions publiques et privées et de leurs offres de formation. L’Agence veille également à une évaluation régulière des établissements afin d’identifier les insuffisances et de proposer des mesures d’amélioration.
Assad Hamadou (ONEP)
