Lors de la session
L’Association des Journalistes du Niger (AJN), en collaboration avec l’Observatoire National de la Communication (ONC), a organisé, dans l’après-midi du mercredi 23 septembre 2026 à Niamey, une session de formation à l’endroit des journalistes sur le thème : « La gestion de l’information en période de crise ». Animée par deux conférenciers, cette session a permis de renforcer les capacités des journalistes en matière de gestion de l’information en période de crise.
La première communication, animée par M. Assane Soumana, a porté sur le thème : « Comment être un bon journaliste ? ». À travers des partages d’expériences, il a expliqué aux participants les comportements à adopter pour exercer convenablement le métier de journaliste. Ainsi, a-t-il indiqué, pour être un bon journaliste, il faut avant tout cultiver l’amour du métier et accorder une grande importance à la lecture. Selon lui, le journalisme est un art qui nécessite un apprentissage et un perfectionnement constants. Il a également insisté sur la rigueur, l’intégrité, la curiosité et surtout la nécessité de vérifier les informations avant leur diffusion.
La deuxième communication, quant à elle, a porté sur la gestion de l’information en période de crise. Elle a été présentée par le Dr Salifou Boubé de l’ONC. Dans son exposé, le conférencier a expliqué que la crise que traverse le Sahel ne se résume pas à un conflit entre communautés sur un même territoire. Selon lui, elle revêt une dimension à la fois nationale, régionale et confédérale, tout en mettant en jeu d’autres questions liées à l’influence des États.
Prenant la parole, le président de l’AJN, M. Abdoul Aziz Ibrahim, a précisé que cette formation s’inscrit dans le programme de renforcement des capacités mis en place par l’association afin d’accompagner les journalistes dans l’exercice de leur profession. Selon lui, le métier de journaliste connaît depuis quelque temps de nombreuses mutations. « C’est un devoir pour nous d’organiser régulièrement des séances de formation afin de permettre aux journalistes d’être mieux outillés sur les questions d’actualité. Aujourd’hui, nous avons choisi un thème qui vise à renforcer les capacités de nos confrères sur la gestion de l’information en période de crise », a-t-il déclaré.
Pour M. Abdoul Aziz Ibrahim, un journaliste qui n’est pas régulièrement informé et formé risque de rencontrer des difficultés à accomplir convenablement sa mission au sein de sa rédaction. Il estime que le contexte actuel exige de chacun une contribution dans son domaine d’activité. À l’issue de la formation, une séance de questions-réponses a permis aux participants d’échanger avec les conférenciers. Les échanges, jugés enrichissants par les participants et les intervenants, ont permis d’approfondir plusieurs aspects abordés au cours des communications. Ils ont enfin encouragé la tenue régulière de séances de renforcement des capacités au profit des professionnels des médias.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
