samedi 24 octobre 2026

Le Sahel | Le portail dynamique de l'information au Niger

Niamey30°CPlutôt dégagé↑39° ↓24°

Le snus : Un danger qui détruit à petit feu

· ONEP NE
Partager vers les réseaux

Discret et sans fumée, le snus se place entre la lèvre supérieure et la gencive. Jeunes comme adultes le consomment désormais dans différents lieux, notamment les foyers, les espaces de loisirs et de travail. Si les dangers de la cigarette sont connus partout dans le monde, ceux du snus restent encore méconnus. Fortement dosé en nicotine, la consommation du snus expose les jeunes à une accoutumance en cas d’utilisation prolongée et répétée, entraînant des effets indésirables sur le bon fonctionnement de l’organisme.

Selon les explications du Dr Boubacar Thiombiano, pédagogue des sciences de la santé, l’absence de fumée ne signifie pas une absence de danger. Le snus affecte le développement et le bon fonctionnement des systèmes nerveux sympathique et parasympathique, ce qui contribue à la dégradation des processus d’apprentissage cognitif, gestuel et affectif, avec un rendement scolaire en perpétuelle diminution. Cette situation, a-t-il évoqué, est surtout la conséquence de la dépendance à la nicotine, pouvant entraîner irritabilité, violence et instabilité de la personnalité, rendant également difficile la gestion de la crise de l’adolescence.

« Les conséquences du snus sont visibles avec l’apparition de lésions de la gencive et des dents, ainsi qu’une dégradation de la sensibilité buccale qui se manifeste par l’inflammation et la douleur. Entre autres manifestations, on observe la survenue de nausées, de vertiges et de céphalées, pouvant évoluer vers un risque d’insuffisance cardiorespiratoire et circulatoire lié à un indice de toxicité très élevé du tabac », a-t-il dit. D’après le spécialiste de la santé, la consommation de cigarettes et du tabac sont des pratiques complémentaires ou de substitution. Par conséquent, le passage du snus à la cigarette, ou vice versa, n’épargne pas le consommateur de la nicotine et de la dépendance. C’est pourquoi il appelle les parents à renforcer leur vigilance dans le suivi et le contrôle des jeunes face à ces fléaux.

Fatiyatou Inoussa (ONEP)