Photo de famille à l’issue de la cérémonie de lancement
Le secrétaire général du ministère de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité, M. Amadou Adamou Garba, a procédé, le vendredi 9 octobre 2026 à Niamey, au lancement du Projet d’autonomisation économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes dans les régions de Tillabéri et de Maradi. Financé par le Centre Roi Salman pour le Secours et l’Action Humanitaire pour un montant de 977 293 dollars américains, ce projet vise à renforcer les capacités productives des bénéficiaires, favoriser leur insertion socioéconomique et contribuer à l’amélioration durable des conditions de vie des groupes cibles. Le lancement s’est déroulé en présence du chargé d’affaires du Royaume d’Arabie Saoudite au Niger, M. Nawaf Ben Khalid Al Saadi.
Procédant au lancement, le secrétaire général du Ministère de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité a soutenu que ce projet s’inscrit pleinement dans les orientations des autorités du pays, qui accordent une attention particulière au renforcement de la résilience des populations et à la consolidation des conditions d’un développement durable. « Le choix des régions de Tillabéri et de Maradi pour la mise en œuvre de ce projet n’est pas fortuit. Il se justifie par le contexte sécuritaire de la région de Tillabéri, qui partage des frontières avec le Mali et le Burkina Faso, ainsi que par la pression liée à l’insécurité au Nigéria qui affecte la région de Maradi », a-t-il ajouté.
Ces situations, a-t-il poursuivi, entraînent des répercussions importantes sur les populations à travers la fragilisation des moyens d’existence, la pression sur les services sociaux de base et les risques qu’elles font peser sur la cohésion sociale. « Par ses différentes interventions, notamment la formation professionnelle, la réalisation de fermes agricoles communautaires et l’appui à l’insertion économique de 1 028 bénéficiaires, ce projet contribue au renforcement de leur autonomie économique et de leur capacité à faire face durablement aux différents chocs », a indiqué le SG.
Pour le secrétaire exécutif de l’ONG Al-Bourak Charity, Dr Mohamed Ag Mohamed, ce projet bénéficiera directement à 1 028 personnes parmi les déplacés internes, les réfugiés et les communautés hôtes les plus vulnérables sur une période de douze (12) mois, mis en œuvre dans les régions de Maradi et de Tillabéri. « Il prévoit la formation professionnelle et l’équipement de 728 bénéficiaires afin de leur permettre d’exercer des métiers et de développer des activités génératrices de revenus. Le projet comprend également l’aménagement et l’équipement de sept (7) fermes agricoles, ainsi que la réalisation de sept (7) forages destinés à soutenir les activités agricoles et à améliorer l’accès à l’eau », a-t-il déclaré.
Au-delà de ces réalisations, a-t-il dit, l’ambition est de transformer l’assistance humanitaire en véritables opportunités de travail, de favoriser l’autonomie économique des familles et de contribuer à la réduction de la pauvreté. « Nous sommes convaincus que l’accès au travail et à des revenus durables constitue un facteur essentiel de dignité humaine, de cohésion sociale et de stabilité communautaires, particulièrement dans les zones affectées par les déplacements de populations », a souligné Dr Mohamed Ag Mohamed.
Le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), Dr Pierre Atchom, a fait savoir que ce projet améliore les conditions de vie des populations concernées et concrétise la vision du gouvernement du Niger, réaffirmée au forum mondial sur les réfugiés : inclure progressivement les réfugiés et déplacés dans les systèmes nationaux pour la stabilité, le développement local et la prospérité partagée. Le HCR considère l’autonomisation économique comme un levier essentiel pour restaurer la dignité des personnes déplacées, renforcer leur résilience, réduire leur dépendance à l’aide et prévenir les tensions liées à la compétition pour des ressources rares. « Le HCR réaffirme sa volonté d’accompagner le gouvernement du Niger et tous les acteurs mobilisés pour la réussite de cette initiative exemplaire », a-t-il rassuré.
Le secrétaire général du Ministère de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels, M. Maiga Mahamadou Harouna, a précisé que ces populations ont légitimement droit à un accès à l’éducation, à la formation, à une insertion professionnelle et sociales décente, au bien-être et à la dignité. « Dans le cadre de ce projet d’autonomisation économique, notre Ministère s’investit pleinement pour accompagner la formation professionnelle de 728 jeunes et femmes dans les filières clés et porteuses, à savoir la mécanique automobile, l’électricité générale, la couture, la menuiserie, l’esthétique et le maquillage, l’énergie solaire, la plomberie et le tissage. Le rôle de notre Ministère sera de veiller à la qualité des apprentissages, à l’adéquation des programmes avec les standards nationaux et à la certification officielle des acquis afin de garantir que ces équipements et kits professionnels remis aux apprenants débouchent sur une véritable insertion socio-économique », a-t-il souligné.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)



