
Une dette abyssale -plus de 3 500 milliards d’euros- qui tire le pays vers le bas et inquiète les investisseurs ! Le FMI a revu les prévisions de croissance de la France à la baisse à 0,4% alors qu’il a relevé celles de l’Union européenne à la hausse. D’après certains analystes, en dix (10) ans de gouvernance, la Macronie a endetté la France autant que pendant la période allant de la fin de la 2è Guerre mondiale au début des années 2000.
Une hausse fulgurante des prix des hydrocarbures à la pompe, de l’énergie et des autres produits de consommation dont les denrées alimentaires.
Des industries qui ferment, accélérant le processus de désindustrialisation du pays face à une pression inouïe de l’industrie chinoise dans des secteurs comme l’IA et les véhicules électriques. A verser dans le même registre, l’abandon par l’Allemagne d’un programme convenu avec la France pour le développement d’un char de nouvelle génération. C’est dire que la crise de confiance est réelle au sein du fameux couple franco-allemand.
Une situation politique instable avec l’incertitude d’aboutir à un budget consensuel, tant le déficit est énorme, les niches pour mobiliser des ressources supplémentaires sont presque inexistantes et le désaccord plus que profond entre les clans politiques. A cela, il faut ajouter la crise de confiance qui s’accentue entre le peuple français et ses dirigeants qu’il considère de plus en plus incompétents.
Un climat social tendu avec les manifestions des lycéens qui s’étendent à d’autres couches sociales qui vivent la diète créée par le régime de Macron.
Un discrédit au plan international où la voix de la France ne compte et ne porte plus. En Afrique et au Sahel Central en particulier, les populations ne gobent plus la politique africaine de la France, les attitudes condescendantes et les doubles standards de la junte dirigeante hexagonale.
Bref, tous les ingrédients sont réunis pour une fin de mandat chaotique pour Jupiter (surnom de Macron).
Face à cette situation de désemparement total au plan intérieur, Macron se résigne à quelques gesticulations sur la scène internationale pour exister politiquement. C’est dans ce registre que s’inscrivent les propos totalement décalés de la réalité qu’il tient régulièrement sur le conflit russo-ukrainien ou encore les essais théâtraux de lancer de missiles pour, dit-on, ‘’passer le message à la Russie’’. Il reçoit également quelques potentats africains, ces esclaves de salon qui lui sont encore restés fidèles, pour faire croire à une supposée crédibilité en Afrique. Fort heureusement, ces quelques dirigeants, reliques d’un ordre à jamais révolu, sont, comme Macron, en déphasage total avec leurs peuples et l’esprit nouveau de souveraineté qui souffle sur l’Afrique.
La seule corde à laquelle s’accroche encore Macron pour se maintenir consiste à faire peur aux Français en leur agitant constamment les menaces chimériques d’une imaginaire invasion russe. Une option démentie à maintes reprises par les dirigeants russes qui, disent-ils, ne font que protéger leurs frontières avec l’OTAN. Du reste, dans des propos qu’on lui attribue, le président Poutine soutiendrait que ‘’pour faire tomber la France, son pays n’a pas besoin d’user des missiles ; il suffit juste que les pays africains décident de se libérer de l’esclavage économique et financier auquel ils sont soumis pour que la France tombe d’elle-même’’. Est-ce les prémisses avec la Confédération des Etats du Sahel qui a saigné la France d’une part importante des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles des pays membres (Burkina Faso, Mali et Niger) ? Ce qui est sûr, les 7 mois qui restent à Macron risquent d’être très mouvementés face à l’incapacité du régime d’apporter des réponses adéquates aux attentes des Français.
Siradji Sanda (ONEP)

