M. Yasin Baoua
Fondée au Niger, BawaEX est une plateforme innovante dédiée à la Blockchain, au Web3 et aux actifs numériques. À travers cette initiative, son cofondateur, Yasin Baoua, entend rendre ces technologies accessibles au plus grand nombre, tout en contribuant à l’inclusion financière, à la formation des jeunes et au développement de solutions numériques adaptées aux réalités africaines.
Né le 16 août 2000 à Say, Yasin Baoua fait partie de cette nouvelle génération d’entrepreneurs africains qui misent sur les technologies émergentes pour répondre aux défis du continent. Après des études secondaires au lycée Issa Korombé et à l’Intégral du Savoir, il poursuivit son cursus universitaire à Swiss UMEF University avant d’achever sa formation à l’Université de Sakarya, en Turquie. Animé par une passion pour les nouvelles technologies et convaincu de leur potentiel pour transformer les économies africaines, il est le cofondateur de BawaEX.
Selon Yasin Baoua, la Blockchain est une technologie qui permet d’enregistrer et de partager des informations de manière transparente, sécurisée et vérifiable. « On peut la comparer à un registre numérique partagé, dans lequel les informations sont vérifiées avant d’être enregistrées. Cette technologie ouvre la voie à de nombreuses applications dans les domaines des paiements, des services financiers, de la traçabilité, de l’administration publique et de l’innovation économique », a-t-il expliqué. Il a ajouté que parmi ses applications les plus connues figurent les actifs numériques et les stablecoins. « L’USDT, par exemple, est un stablecoin adossé au dollar américain, qui permet de transférer de la valeur sur différentes blockchains », déclare-t-il.
En effet, au-delà des cryptomonnaies, a dit M. Yasin Baoua, la Blockchain ouvre de nouvelles possibilités dans les paiements, les transferts internationaux, les services numériques, la traçabilité et le développement de solutions pour les entreprises et les institutions. « Pour l’Afrique, ces technologies représentent une opportunité importante. Elles peuvent contribuer à faciliter certains transferts de valeur, développer de nouveaux moyens de paiement numériques et rendre certains services plus accessibles », a-t-il souligné.
Consciente des enjeux liés à la confiance numérique, BawaEX affirme placer la sécurité au centre de ses activités. « Nous mettons en œuvre des procédures de vérification d’identité (KYC), des mesures de protection des données et différents mécanismes de sécurité afin de renforcer la protection de nos utilisateurs », a-t-il confié.
Par ailleurs, l’accès à ces technologies doit commencer par la compréhension. « C’est pourquoi nous avons créé BawaEX Academy, avec pour objectif de rendre l’éducation sur la Blockchain et le Web3 accessible au plus grand nombre. Nos formations abordent notamment la Blockchain, les actifs numériques, les stablecoins, la cybersécurité, les paiements numériques et leurs applications pour les entreprises et les institutions », a-t-il expliqué.
Malgré son potentiel, la Blockchain fait encore face à plusieurs obstacles en Afrique. « Parmi eux figurent le manque de sensibilisation, l’absence de cadres réglementaires adaptés dans certains pays, les difficultés d’accès aux services financiers ainsi que la méfiance d’une partie de la population », a-t-il déploré.
Yasin Baoua invite la jeunesse nigérienne à investir dans les compétences numériques, à innover et à développer des solutions répondant aux besoins locaux. Il demande aux autorités et à l’ensemble des acteurs de l’écosystème de soutenir l’innovation, d’encourager les initiatives locales et de mettre en place un cadre réglementaire propice au développement de la Blockchain et du Web3 en Afrique. « À travers cette vision, BawaEX ambitionne de contribuer à l’émergence d’un écosystème numérique africain plus inclusif, plus sécurisé et davantage tourné vers l’innovation au service du développement économique du continent », a-t-il conclu.
Abdoussalam K. Mouha (ONEP)

