Moustapha Alou
Les conférences budgétaires pour la préparation du projet de loi de finances 2027 et de la programmation pluriannuelle 2027-2029 sont une occasion pour les acteurs et participants de présenter un plan de mobilisation des recettes, de rationalisation des dépenses et un portefeuille hiérarchisé d’investissements.
Pour l’État, à travers le Ministère de l’Economie et des Finances, l’objectif est en vérité de préparer un budget réaliste et soutenable qui renforce la sécurité, améliore les services essentiels et soutient la transformation économique. « Chaque franc mobilisé doit produire un résultat utile pour nos populations » tel est le leitmotiv des responsables de la Nation dans le processus de la préparation du budget 2027.
C’est pourquoi, les efforts devront être orientés vers les investissements productifs et structurants qui privilégient les projets de renforcement de la production, créent de la valeur ajoutée et favorisent l’emploi, notamment dans les infrastructures économiques et sociales, les chaînes de valeur agricoles et animales, la transformation agro-industrielle, l’énergie, les transports, les ressources extractives et le numérique.
Du reste, pour cette année 2026 qui tire à sa fin, selon le Fonds Monétaire International (FMI), la croissance économique du Niger se situe à 7% et à 6,7% en 2027 principalement portée par l’agriculture et le secteur extractif. En outre, l’institution de Bretton Woods estime que les autorités nigériennes restent déterminées à poursuivre la mobilisation des recettes intérieures et les réformes de gestion des finances publiques, à renforcer la gouvernance, la reddition des comptes, la transparence et la cohésion sociale.
La croissance économique du Niger nouveau est donc portée par l’agriculture et les industries extractives et les responsables de la Nation entendent poursuivre les efforts dans ces deux secteurs clés.
D’ailleurs, le Conseil des Ministres, réuni le 9 octobre 2026 sous la présidence du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a encouragé les populations en général, et les opérateurs économiques, les fonctionnaires en particulier, à s’investir dans les travaux de la terre.
Dans le même sillage et s’agissant particulièrement de la campagne agricole 2026, des mesures d’anticipation ont été entreprises pour maîtriser les besoins alimentaires et nutritionnels.
Au surplus, des actions d’aménagement des points d’eau, seront poursuivies dans le cadre du Programme Grande Irrigation qui, on le rappelle, met un accent particulier sur la diversification des cultures en tenant compte naturellement des habitudes alimentaires des zones de production.
Dans le secteur des industries extractives, force est de reconnaître que la dynamique de prise en main des ressources naturelles par les filles et fils de la Nation se poursuit sans relâche et avec tous les partenaires.
La redistribution des richesses issues du secteur à travers des mesures sociales telles que la baisse du prix du litre à la pompe des hydrocarbures et son maintien récemment sous les Hautes directives du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, les accords de partenariats existants, la signature de nouvelles conventions et leur suivi par le comité de négociations dans le secteur en sont les signes évidents voire la parfaite illustration de l’engagement et la fermeté des responsables de la nation à défendre les intérêts nationaux.
Moustapha Alou (ONEP)
