Journée mondiale de l’Eau : Appel à une mise en valeur efficiente d’importantes ressources en eaux souterraines du Niger

Société
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La communauté internationale célèbre, aujourd’hui 22 mars, la journée mondiale de l’Eau, placée cette année sous le thème «Eaux souterraines : rendre visible l’invisible». A l’occasion de cette journée instituée en 1993 par la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de décembre 1992, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Adamou Mahaman a prononcé un message commémoratif.

Dans son message, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a souligné toute l’importance du thème retenu pour cette édition. «Les eaux souterraines sont invisibles, mais leur influence est visible partout. Hors de vue, sous nos pieds, les eaux souterraines constituent un trésor caché indispensable à la vie. La quasi-totalité des réserves d’eau douce de la planète sont souterraines ; elles servent à l’approvisionnement en eau potable, aux systèmes d’assainissement, à l’agriculture, à l’industrie et aux écosystèmes», a-t-il précisé. Cette année, les cérémonies commémoratives de la journée Mondiale de l’Eau se déroulent au lendemain de l’ouverture du Forum Mondial de l’Eau qui se déroule actuellement à Dakar au Sénégal, avec comme thème principal «la sécurité de l’eau pour la paix et le développement». Ce thème démontre toute l’importance des ressources en eau pour notre planète. «Bien qu’étant un pays sahélien, le Niger dispose d’un potentiel important en eau souterraine mobilisable pour servir à l’atteinte de son développement économique et social», a déclaré M. Adamou Mahaman.

En effet, des études récentes ont démontré que le Niger est très riche en eau souterraine comprenant les Dallols Bosso, Maouri et Fogha, qui disposent des aquifères alluvionnaires offrants un volume d’eau souterrain cumulé de plus 50 milliards de m3. «Leur caractère exceptionnel est renforcé par une nappe alluvionnaire libre, accessible entre 5 et 40 m de profondeur, alimentée par une recharge annuelle de 300 millions de m3», a-t-il précisé. Il y a ensuite les grès du Continental Terminal qui contiennent les aquifères non confinés les plus importants du Niger, accessibles à faible profondeur et offrant des réserves d’eau médianes disponibles de 600 milliards de m³, soit 12 fois plus grandes que celles des dallols, pour une recharge annuelle de 931 millions de m².

A cela, il faut ajouter l’aquifère confiné plus profond du Continental Terminal, accessible entre 100 et 400 m de profondeur. Il est artésien et jaillissant sur une zone de 87.000 km2. Il offre des réserves souterraines de 216 millions de m³ d’eau généralement de bonne qualité. Les aquifères confinés du Continental Hamadien et du Continental Intercalaire, accessibles entre 200 et 600 m de profondeur dans le Bassin des lullemeden, offrent un volume d’eau complémentaire disponible de bonne qualité, d’un total cumulé de 14,8 milliards de m3, et qui présentent l’avantage d’être artésiens à l’ouest de l’Adar Doutchi, avec une recharge annuelle de près de 964 millions de m3. «Comme il est aisé de le constater, il apparaît que du point de vue quantitatif, la disponibilité de l’eau ne doit pas être un facteur limitant pour le développement socio-économique du Niger. Il reste à la rendre suffisamment accessible pour les besoins de l’approvisionnement en eau potable des populations et du cheptel, de la production agricole, de l’énergie et des industries», a-t-il relevé.

Le ministre Adamou Mahaman a lancé un appel aux Nigériens, aux partenaires au développement, à la société civile, aux organisations gouvernementales et aux techniciens, chacun dans sa sphère de compétence, «à œuvrer pour une meilleure gestion de nos ressources en eau, qui constituent, un des piliers fondamentaux de tout développement socio-économique des Etats».

Yacine Hassane(onep)