Point de presse du ministre de l’Elevage, Porte-parole du Gouvernement : Des clarifications sur certains points développés par le Chef de l’Etat lors de la conférence des cadres

Société

Le ministre de l’Elevage, Porte-parole du Gouvernement, M. Tidjani Idrissa Abdoulkadri, a animé, hier matin, un point de presse, pour apporter des clarifications sur les propos du Président de la République Mohamed Bazoum, tenus lors de la conférence des cadres du 25 février dernier, relativement à la libération des personnes présumées en lien avec des groupes terroristes. Selon le ministre Porte-parole du Gouvernement, contrairement à l’interprétation littérale des propos du Chef de l’Etat, «il n’a jamais été question d’une quelconque immixtion du Président de la République dans le fonctionnement de la justice».

Lire ci-dessous l’intégralité du point de presse du Porte-parole du Gouvernement

«Suite à la conférence des cadres animée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le vendredi 25 février 2022, certaines voix se sont élevées pour critiquer les propos tenus relativement aux personnes présumées en lien avec des groupes terroristes et qui auraient été libérées selon leur entendement sans aucun respect des textes de lois et de procédures.

Pour bien comprendre le message du Chef de l’Etat, il est nécessaire de savoir que les

libérations auxquelles il a été fait allusion concernent des présumés terroristes détenus depuis 2019 pour la plupart d’entre eux et pour certains bien avant. Il s’agit de personnes relativement âgées, et qui n’ont été arrêtées ni sur le théâtre des opérations ni en possession d’armes.

Ces personnes ont fait l’objet de procédures judiciaires dans le cadre desquelles elles ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt. Saisi de leurs cas, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux a fait

procéder aux vérifications

nécessaires par le parquet en vue d’examiner au cas par cas la situation personnelle de chacun des mis en cause.

En l’occurrence, les émissaires des terroristes originaires du nord de Tillabéry, impliqués dans la médiation, ont soumis une liste assez longue de prévenus dont ils demandaient l’examen des différents dossiers. Cela n’a donc concerné que le cas de la région de Tillabéry.

Le traitement des dossiers des prévenus figurant sur cette liste n’a permis de libérer que sept personnes. Cette libération a respecté toutes les étapes de la procédure judiciaire à savoir l’introduction de demandes de liberté provisoire conformément à l’article 134 du code de procédure pénale.

Saisis de ces demandes, les juges d’instruction y ont fait droit à travers des ordonnances de mise en liberté provisoire (les pièces sont disponibles). À ce stade, il convient de noter que six personnes ont bénéficié de liberté provisoire. La septième personne avait quant à elle déjà été renvoyée devant la chambre correctionnelle du pôle antiterroriste et c’est devant cette formation qu’elle a présenté sa demande de liberté provisoire.

La demande a été examinée à l’audience du lundi 22 février 2022 et le pôle a décidé d’accéder à la demande présentée. Ce qui porte à sept le nombre de personnes ayant bénéficié de liberté provisoire et dont il convient de préciser qu’elles ont toutes gardé prison pendant au moins trois à quatre ans.

C’est donc après tout ce processus que Son Excellence Monsieur le Président de la République, a exprimé le souhait de les rencontrer afin de leur demander de s’impliquer auprès de leurs communautés dans la recherche de la paix et de la réconciliation à travers la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP). Contrairement à l’interprétation littérale des propos du Chef de l’Etat, il n’a jamais été question d’une quelconque immixtion du Président de la République dans le fonctionnement de la Justice».