Atelier d’actualisation du plan d’actions de la Coalition Nationale des Femmes du Niger : Soutien à la mise en œuvre du plan d’action national de l’agenda femme, paix et sécurité de 2ème génération 2020-2024

Société

Dans le cadre de la mise en œuvre de la phase II du projet régional intitulé : «Bâtir une approche inclusive de relance post Covid, de sortie de crise et Reforme de la gouvernance au Sahel», le réseau Ouest Africain pour l’Edification de la paix (WANEP), a organisé le mardi 30 novembre dernier à Niamey, un atelier sur l’actualisation du plan d’actions de la Coalition Nationale des Femmes du Niger pour soutenir la mise en œuvre du plan  d’action national de l’agenda femme, paix et sécurité de deuxième génération 2020-2024. C’est le Secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme et de la protection de l’enfant, M. Hachimou Abdoul Karim qui a présidé l’ouverture des travaux en présence de la représentante de WANEP régional, de la coordonatrice de la coalition nationale des femmes (CNF) et de plusieurs invités.

Dans son discours à cette occasion, le Secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme et de la protection de l’enfant a précisé que cette rencontre revêt une importance capitale, car elle vise à créer une plate-forme de collaboration entre la Coalition Nationale des Femmes, le ministère et d’autres acteurs étatiques et non étatiques intervenant dans la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité. «Ce projet mis en œuvre par WANEP en partenariat avec la CEDEAO avec l’appui financier du bureau régional du PNUD constitue une éloquente réponse aux multiples défis qui se posent aux Etats de la CEDEAO quant à la participation des femmes et des jeunes aux instances et organes de prise de décision», a-t-il indiqué.

Aussi, il a rappelé que la résolution 1325 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 31 octobre 2000, constitue une norme internationale innovante qui demande la pleine et égale participation des femmes à toutes les initiatives concernant la paix et la sécurité. Pour M. Hachimou Abdoul Karim, l’élaboration du Plan d’Action National (PAN) traduit l’engagement du gouvernement à impliquer tous les acteurs afin d’harmoniser les visions et mieux coordonner sa mise en œuvre. «Le PAN II de la résolution 1325 a été défini en fonction des leçons tirées du Premier Plan d’Action National et en tenant compte des nouveaux fléaux que sont l’extrémisme violent, la radicalisation et la problématique des personnes déplacées», a-t-il déclaré.

De son côté, le coordonnateur national WANEP, M. Clement Kocou a rappelé que ce plan est axé sur la gestion et la prévention des conflits. «Ce programme vise à impliquer les femmes dans la reforme des secteurs de la sécurité, de l’éducation, de la paix et de la non violence dans les écoles», a-t-il expliqué. M. Clement Kocou a aussi précisé que cette rencontre constitue un cadre de prévention, de gestion et de l’implication des femme dans le domaine de la sécurité avec l’appui du ministère de la promotion de la femme et des partenaires comme la CEDEAO avec le PNUD. «Nous voulons que la femme apporte sa pierre à l’édifice pour que nous puissions vraiment trouver une solution, une réponse à ces menaces et aux conflits», a-t-il affirmé.

Pour sa part, la Chargée du programme jeunesse éducation à la paix au niveau régional de WANEP, également responsable de mise en œuvre dudit projet, Mme Josiane Sombo a précisé que le projet «Bâtir une approche inclusive de relance post Covid, de sortie de crise et Réforme de la gouvernance au Sahel» se focalise sur des résultats clés pour promouvoir les compétences en leadership des femmes. Ainsi a-t-elle poursuivi, à travers ce projet, il s’agit de renforcer la collaboration avec les acteurs étatiques et non étatiques, de créer un cadre d’échange, de collaboration pour la mise en œuvre de l’agenda femme paix et sécurité, de porter la voix des femmes sur les questions de paix et de sécurité, de sensibiliser la population sur les questions de violence basée sur le genre, de faire participer les femmes dans les instances de prise de décision. «Nous allons également apporter un appui psychosocial aux femmes victimes de violences, et un accompagnement économique aux femmes se trouvant dans les camps des réfugiés à travers un renforcement de leur capacité pour la mise en œuvre des activités génératrices de revenu», a-t-elle annoncé.

Yacine Hassane(onep)