2ème session ordinaire du Conseil National du Travail au titre de l’année 2021 : Plusieurs points inscrits à l’ordre du jour dont la question du relèvement de l’âge à la retraite

Société

Le Premier ministre, chef du gouvernement, M. Ouhoumoudou Mahamadou a présidé, vendredi 10 décembre dernier, dans la salle des banquets, une réunion du Conseil National de Travail (CNT). Cette deuxième session ordinaire de l’année 2021 a réuni autour du Chef du gouvernement, des ministres en charge des secteurs concernés, des responsables des syndicats des travailleurs et des représentants des organisations professionnelles des employeurs.

Après examen et adoption du compte rendu de la précédente réunion, ainsi que l’état de mise en œuvre des recommandations, la session a examiné la question du relèvement de l’âge de départ à la retraite, le rôle des multinationales au Niger, la situation des associations des assesseurs travailleurs et employeurs auprès des tribunaux du travail et la problématique de la mise en œuvre de la facture certifiée.

A l’ouverture des travaux, le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou a souligné l’intérêt particulier des points inscrits à l’ordre du jour. Parlant du relèvement de l’âge de départ à la retraite qui fait débats au niveau des partenaires sociaux, le chef du gouvernement a invité les participants à y accorder beaucoup d’attention. «Nous devons nous en saisir, pour étudier rigoureusement sa pertinence», a-t-il lancé.

Au sujet des multinationales, dont le rôle au Niger, retient aussi beaucoup d’attention du Conseil National du Travail, le Chef du gouvernement a rappelé que la déclaration des principes tripartites sur les entreprises multinationales de la politique sociale adoptée en 2006, par le Bureau international du travail (BIT) a fixé des critères que ces entreprises doivent respecter dans les pays où elles exercent. Parmi ces principes figurent en bonne place le respect des lois et règlement du pays d’accueil en matière d’emploi. Le Premier ministre cite les critères du salaire, des conditions du travail, du dialogue social et celui de la négociation collective. «Le rôle du Conseil en cette matière est de porter un regard critique sur les activités de ces multinationales, afin de s’assurer du respect de leurs obligations, conformément à la déclaration des principes tripartites», a déclaré M. Ouhoumoudou Mahamadou.

«Toute nouvelle réforme, dans un système, entraine généralement des questionnements qui sont par ailleurs légitimes, au regard des nouveautés qu’elle apporte. L’introduction de la facture certifiée n’échappe pas à cette règle», a dit le Premier ministre évoquant la question de la réforme controversée de la facture certifiée. Le Chef du gouvernement soutient que le ministère des Finances a mené des campagnes d’information et de sensibilisation auprès des opérateurs économiques, à travers tout le pays, sur les enjeux de ladite réforme; ses avantages et sa pertinence dans la mobilisation des ressources internes de l’Etat. «Il faut que les opérateurs économiques s’approprient cette réforme. Elle est leur réforme, elle n’est pas faite contre eux. Elle est faite pour permettre à l’Etat de recouvrer ce qui lui est dû», a expliqué M. Ouhoumoudou Mahamadou.

Sur toutes les questions, le gouvernement n’entend point faillir à sa tradition de dialogue établi. «Nous allons poursuivre le dialogue social, avec tous les partenaires sociaux, sur différentes questions d’intérêt général. Un dialogue que nous voulons permanent, direct, franc et sincère», a réitéré le Premier ministre.

Ismaël Chékaré(onep)