Des jeunes filles dans une école coranique pour l’apprentissage du Coran
Les grandes vacances scolaires sont traditionnellement un moment de détente pour les élèves, surtout pour les plus petits qui passent leurs journées à la maison. C’est aussi la période pendant laquelle les écoles coraniques, communément appelées makaranta, accueillent beaucoup d’enfants pour l’apprentissage du Coran. Ce cadre est privilégié par les parents qui conisidèrent l’acquisition de connaissances religieuses comme une étape essentielle dans la formation de leurs enfants.
Malan Nassirou Moussa, enseignant au quartier GEG 11, explique que la makaranta est un lieu où on apprend et inculque aux enfants les bonnes manières et le savoir vivre. « Dans notre makaranta, nous avons environ 100 élèves. La rentrée, c’est à 9h le matin pour descendre à midi, et dans l’après-midi, c’est de 16h à 18h. Nous enseignons du samedi au mercredi. Les frais d’inscription sont à 1 000 FCFA, par enfant. Après, il y a une cotisation de 200 FCFA par enfant chaque mercredi mais les fonctionnaires préfèrent payer 1000 FCFA, le mois », a-t-il déclaré.
Cet enseignant témoigne que les écoles coraniques rencontrent beaucoup de difficultés car certains parents n’honorent pas leurs engagements. Parfois, les encadreurs sont dans l’obligation de refouler des enfants pour impayés des frais liés à l’encadrement des apprenants. « Qu’ils sachent que c’est avec cela que le marabout arrive à satisfaire certains de ses besoins. J’exhorte les parents à mettre l’accent sur l’éducation islamique des enfants car ils seront une lumière pour eux à l’avenir », affirme Malan Nassirou Moussa.
M. Harouna Alzouma, parent d’élève, explique que l’objectif premier de la vie est l’adoration de Dieu. En tant que musulman, poursuit-il, pour adorer Allah il faut d’abord le connaitre et le meilleur moyen d’y parvenir est de passer par les makaranta dès le plus jeune âge. « Connaitre Allah, le Tout puissant, est une obligation pour chaque enfant. C’est pourquoi, la makaranta est primordiale. Cet apprentissage permettra aux plus jeunes d’être des enfants obéissants, pieux, qui pourront prier pour nous après notre mort. La makaranta leur empêche certaines dérives. La makaranta construit et éduque », soutient-il, fier d’avoir inscrit ses cinq (5) enfants dans des écoles coraniques.
Mme Saadatou a inscrit ses trois enfants dans des écoles coraniques différentes. « Ils partent à la makaranta durant toute l’année », dit-elle. Elle ajoute aussi qu’elle préfère envoyer ses enfants à l’école coranique pour apprendre le coran, les bons enseignements, que de les envoyer en vacances.
Mme Aichatou Issaka, une autre mère, confie que la makaranta permet d’acquérir des connaissances bénéfiques pour l’enfant sur terre et dans l’au-delàs. « Ils partent pendant les écoles le mercredi soir et le weekend. Le tarif est de 1 000 FCFA, maintenant, c’est le moment idéal comme les écoles sont fermées ils vont beaucoup apprendre. C’est mieux que de laisser les enfants errer dans les rues », exhorte-t-elle.
Djamilatou I. Sandagou (ASCN)
