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Infrastructures routières : Le ministre Salissou Mahaman Salissou fait le point des projets en cours et annonce des perspectives dans le secteur

· ONEP NE
Au cours du point de presse
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Dans le cadre de la revue des travaux d’aménagement et de réhabilitation des réseaux et infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national, le ministre de l’Equipement et des Infrastructures a animé, le lundi 7 septembre 2026 à Niamey, un point de presse. Selon le Colonel-major Salissou Mahaman Salissou, plusieurs routes ont été réhabilitées, d’autres sont en cours, et des projets de construction de chemins de fer dont la ligne ferroviaire Niamey-Dosso-Konni-Maradi, ainsi que d’autres projets de grande envergure sont en phase de mise en œuvre.

Lors du point de presse, le ministre de l’Equipement et des infrastructures a rappelé que, dans la dynamique de la mise en œuvre de la politique nationale de développement des infrastructures, le ministère assure une mission de conception, d’élaboration, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des réseaux structurants du pays. Depuis août 2023, l’action du ministère s’est concentrée sur la reprise de projets stratégiques à l’arrêt et le lancement de nouveaux chantiers prioritaires pour la souveraineté économique et la mobilité urbaine.

Parmi les projets achevés figurent, les routes bitumées dont Arlit-Assamaka pour une distance de 125 km depuis mai 2023, l’aménagement et le bitumage de la route de 30 km Loga-Kotaki y compris 10 km de voirie dans les villes de Loga et Balleyara, l’aménagement et le bitumage de la route Loga-Doutchi, la route Fillingué-Tahoua, la route Malbaza-Dabnou, la route Doutchi-Birni N’Konni-Tsernaoua, la route Fillingué-Tahoua lot 2a et 2b, Sanam-Tébaram. Pour les ouvrages d’art, il s’agit de la construction d’un pont à poutre de 45 ml et un dalot cadre 4X3X3 sur la RN1W-Niamey-Tillabéri dans le cadre des travaux d’urgence. En plus de ces réalisations, 289,14km de routes rurales ont été réceptionnés.

Des projets de route en cours

Il s’agit, entre autres, des travaux de réhabilitation et de bitumage de la RN4, section Farié-Téra, l’aménagement et bitumage de la route Arlit-Assamaka lot 2 d’ici décembre 2026, les travaux de la réhabilitation et d’entretien pluriannuel du corridor trans-sharien RN11 nord Agadez-Zinder, de la route Doutchi-Dogon Kirya-Bagaroua-Tébaram, la route Doutchi-Kurdula, aménagement et bitumage des routes Tamaské-Tahoua et Tamaské-Mararraba, la réhabilitation de la route Abalak-Tamaya, la voirie urbaine de Tillabéri, la route RTA (PK71+400) Kao-Tchintabaraden, etc. D’autres travaux sont également en cours selon le ministre dont le traitement des nids de poule sur la RN6 Niamey-Burkina et la RN27 Niamey-Say-Tapoa, ainsi que des travaux d’entretien périodique de la route Niamey-Namaro-Farié sur une distance de 69,1km.

Dans cette dynamique, d’autre travaux de voiries urbaines sont aussi en cours dont ceux de la ville de Niamey qui consistent, selon le ministre de l’Equipement, à doter la capitale d’infrastructures routières modernes sur des axes structurant afin de fluidifier le trafic et accompagner un développement harmonieux de la ville. Le Colonel-major Salissou Mahaman Salissou a indiqué qu’en 2024, la ville de Niamey s’est retrouvée isolée par la coupure de plusieurs axes stratégiques, le cas du  pont de Sorey, qui sont désormais au cœur des projets de révision et de réadaptation au contexte actuel.

Afin de trouver une alternative aux inondations ayant touché la RN25, il a également indiqué que des travaux d’urgence sont en cours dont la construction d’un deuxième pont de 100ml sur le kori de Sagagorou, le prolongement de l’aménagement de la section urbaine de la RN25 ainsi que l’aménagement de la voie d’accès au CPTP à partir du rond-point Tahar nakal.

Dans le cadre de l’amélioration des conditions de la mobilité urbaine et du renforcement de la sécurité de l’aéroport de Niamey, il a été identifié, un projet d’aménagement et de bitumage des voies de contournement de l’aéroport qui consiste à réorganiser les accès à l’aéroport tout en éliminant les zones d’infiltration masquées et à créer une large zone tampon de visibilité pour les forces de sécurité, en séparant à partir du rond-point Tahar nakal le trafic à destination exclusive de l’aéroport du reste, en déviant pour l’éloigner du domaine aéroportuaire vers le sud à travers le quartier aéroport.

Les projets en perspective, d’après le ministre, sont, entre autres, celui de la réhabilitation de la RN1 Est, section Maradi Zinder sur 234 km en 4 lots lancé le 1er août 2026, dont Maradi-Tchadoua, Tchadoua-Tessaoua, Tessaoua-Takieta et Takieta-Zinder. Ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre du projet d’intégration et de connectivité du sud-Niger, PICSN, financé par l’Etat du Niger à travers un prêt de la Banque mondiale. Sur le plan environnemental et social, il a indiqué que de nombreux travaux connexes seront réalisés dont la réhabilitation de 35 km de routes en terre moderne, la construction de 500 km de routes rurales, la construction de 50 km de caniveaux en béton armé, la construction de forages, de blocs de classe, de murs de clôture d’écoles riveraines, de routes ainsi que de centres de santé intégrés.

« Nous sommes en phase préparatoire des chantiers, les entreprises sont en train de s’activer pour démarrer les travaux. Toutefois, les travaux sur le terrain déviation et autres interviendront après la libération des emprises par les cultivateurs qui seront bientôt en période de récoltes », a-t-il souligné.

Parmi ces projets en perspective figurent également le projet de la réhabilitation de la route Hamdara-Wacha-Doungass en 3 lots. « Les travaux sont allotis en trois lots dont le financement est assuré par l’Etat du Niger à travers un prêt de la BAD (lot1 et 2) et de la BOAD (lot 3). Nous sommes en phase de bouclage des contrats et espérons un démarrage des travaux en octobre 2026 », a fait savoir le ministre de l’Equipement.

On dénombre également d’autres projets dont la réhabilitation de la RN29, Tsernoua sur une distance de 115 km, les travaux de renforcement en béton bitumineux de la RN31 Niamey-Kollo-Kirtachi sur 101, 225 km, la remise en état de la RN1E, axe Tsernaoua-Madaoua-Maradi et de la RN 30, Tibiri-Dakoro, le programme global d’entretien de traitement des nids de poule et d’enlèvement des cassis sur le réseau routier bitumé.

Des projets ferroviaires en perspective

En termes de projets ferroviaires, il s’agit du chemin de fer Kano-Katsina-Maradi, un projet stratégique pour le désenclavement du Niger et le renforcement de l’intégration régionale, selon le ministre. « Notre participation dans la mise en œuvre du projet a consisté à la réalisation des études d’impact environnemental et social sur les 50 km nous concernant et l’affectation des sites pour la construction de la gare et du port sec sur une superficie de 200 hectares. Le Niger prendra en charge l’indemnisation des personnes impactées par le projet », a-t-il assuré.

Il ya aussi le chemin de fer Algérie-Niger, notamment InGuezza-Agadez avec une distance de 450 km et le projet de construction de la ligne ferroviaire Niamey-Dosso-Maradi. Selon le ministre, les négociations du partenariat public privé avec le Consortium ORAO Engeneering Niger SA pour la réalisation de la ligne Niamey-Dosso-Konni-Maradi sont en cours. « Nous voulons démarrer la section Niamey-Dosso, 140 km dont les études sont disponibles », a-t-il dit.

Au cours de ce point de presse, le ministre de l’Equipement et des Infrastructures a indiqué que, dans le cadre du renforcement du Fonds d’entretien routier (FER), un programme de modernisation progressive portant sur 79 postes est lancé courant l’année 2026 afin de multiplier les ressources.

Il a rappelé la mise en œuvre du protocole d’accord de coopération avec l’Algérie dont deux mémorandums ont été signés le 24 mars 2026 concernant, d’une part, le LNTP/B du Niger et le LCTP d’Algérie et, d’autre part, le CPTP du Niger et le CTTP d’Algérie. Il a dit rappelé que la tenue des assises des états généraux des travaux publics s’est avérée d’une nécessité dont l’objectif est de dresser un diagnostic de l’environnement institutionnel et juridique du secteur, d’identifier les défis et enjeux afin de proposer des recommandations pour l’émergence et la performance du secteur.

Yacouba Moumouni (ONEP)