jeudi 29 octobre 2026

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Rencontre du Réseau des Femmes Scientifiques (RFS) de l’AES : Faire de la science et la technologie des instruments concrets de la refondation

· ONEP NIGER
Le ministre de l’Enseignement Supérieur présidant la cérémonie d’ouverture ...
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Le Réseau des Femmes Scientifiques (RFS) de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) organise, du 27 au 29 octobre 2026 à Niamey, un symposium national, sous le thème « Femmes scientifiques, moteurs de la refondation nationale et de la souveraineté durable ». Cette rencontre scientifique réunit des chercheurs, des décideurs, des partenaires et des acteurs du développement autour d’une réflexion stratégique sur la contribution de la science à l’avenir du pays et de l’espace confédéral. C’est le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, Pr Mamadou Saidou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique a soutenu que, dans un monde où la souveraineté ne se négocie plus seulement sur les champs de bataille, mais dans les laboratoires, les data centers et les brevets d’intervention, le pays a besoin de toutes les intelligences. « Le Niger, à travers mon département ministériel, s’est doté d’une politique nationale en matière de sciences technologiques et innovations (POSTINI). Sa mise en œuvre dans notre pays est considérée comme un instrument privilégié de progrès pour le développement », a-t-il ajouté.

… en présence de nombreuses femmes scientifiques de l’AES

Comme organes de mise en œuvre, a-t-il poursuivi, le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique dispose d’un fonds d’appui à la recherche scientifique et à l’innovation technologique (FARSIT) qui vise la promotion de la recherche et de l’innovation en apportant un appui aux acteurs méritants qui en font la demande ; d’une agence nationale de l’OMPI/OAPI qui coordonne toutes les activités relatives aux droits de propriété industrielle actuelle. « Notre ambition est de faire de la recherche scientifique un véritable moteur de transformation, créateur de richesses, d’emplois qualifiés et de solutions innovantes pour les défis auxquels font face le Niger et l’ensemble des pays de la confédérale des Etats du Sahel », a indiqué Pr Mamadou Saidou.

Pour le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, la science, la recherche et la technologie constituent des piliers essentiels pour l’atteinte des objectifs globaux et spécifiques de tout développement durable escompté. « Tout pays qui se veut émergent se doit d’investir dans la recherche et la technologie qui sont des dimensions d’aide à la réduction des inégalités criardes, des inégalités sociales », a-t-il estimé.

La représentante du réseau des femmes scientifiques du Mali, Mme Konaré Bintou, a rappelé la trajectoire historique de la signature de la charte du Liptako-Gourma le 16 septembre 2023, au traité portant création de la confédération des Etats du Sahel adopté à Niamey le 6 juillet 2024 lors du premier sommet des Chefs d’Etat, jusqu’à la déclaration de Niamey du 17 juillet 2025. « C’est dans cette dynamique vertueuse de concrétisation qu’est né notre outil de combat intellectuel. Le 26 avril 2026, nous avons tenu au Burkina Faso notre première rencontre historique. Au cours de cette réunion fondatrice, nous avons posé les jalons de notre action commune en échangeant sur la nécessité impérieuse de mettre en place le réseau des femmes scientifiques des Etats de l’AES, en fixant des objectifs et en débattant de ses modalités pratiques, notamment sa structure organisationnelle et ses mécanismes de coordination entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger », a-t-elle indiqué.

Ces décisions politiques et associatives majeures, selon elle, ont jeté les bases d’une conviction partagée. « La souveraineté de nos peuples ne sera entière que si elle s’appuie sur notre souveraineté scientifique et intellectuelle. Dans cette quête de refondation et d’autonomie régionale, les femmes scientifiques ne sauraient demeurer en marge. Elles sont, au contraire, les leviers géostratégiques indispensables pour concevoir des solutions durables et autonomes face aux défis majeurs de sécurité alimentaire, de santé publique, d’énergie et de transition technologique au Sahel », a souligné Mme Konaré Bintou.

Pour la présidente exécutive du réseau, Mme Haoua Sabo, la vision est de susciter des vocations scientifiques et technologiques chez les jeunes filles, et de façon spécifique sensibiliser les filles dès le bas âge, combattre les stéréotypes sexuels et rassurer les filles et leur prouver qu’elles peuvent parfaitement réussir en science et en technologie.

Farida. A. Ibrahim (ONEP)