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Signature d’un accord de prêt entre la BAD et le Niger : Plus de 80 milliards FCFA pour le financement de la 2è phase du PAGSEC

· ONEP NE
Lors de la cérémonie de signature de l’accord
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Le gouvernement nigérien et et le Fonds africain de développement (FAD), guichet concessionnel du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), ont signé, hier mercredi 28 octobre 2026 à Niamey, un accord de financement de la phase 2 du Programme d’appui à la Gouvernance du Secteur de l’Energie et à la Compétitivité (PAGSEC-II). Les documents ont été paraphés par le ministre de l’Economie et des Finances, M. Mamane Laouali Abdou Rafa, et le responsable Pays de la Banque africaine de développement (BAD), M. Mamadou Tangara.

L’accord porte sur un montant de 105 millions d’unités de compte, soit 82 127 115 000 francs CFA. Ce financement représente un appui significatif aux efforts déployés par le gouvernement du Niger pour consolider les fondements de son économie, améliorer la gouvernance publique et créer les conditions d’une croissance plus forte, plus inclusive et plus durable.  Cet accord traduit la solidité d’un partenariat fondé sur la confiance mutuelle ainsi qu’une volonté partagée d’accompagner les efforts de développement économique et social du Niger.

Le ministre de l’Economie et des Finances a souligné que la deuxième phase de ce programme a pour ambition de consolider les acquis de la première phase, tout en donnant une nouvelle impulsion aux réformes essentielles à la transformation structurelle de l’économie nigérienne. D’après M. Mamane Laouali Abdou Rafa, cette deuxième phase s’articule autour de l’amélioration de l’accès à l’énergie, le renforcement de la viabilité financière du secteur énergétique, le renforcement de la compétitivité du secteur privé et la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Parmi ses priorités figurent également la consolidation de la gouvernance économique et le renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques, mais aussi une meilleure prise en compte des populations vulnérables et de la dimension genre dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.

Pour le ministre, les ambitions du PAGSEC-II se traduisent par des objectifs précis, mesurables et porteurs de transformations concrètes. « Il s’agit notamment de porter le taux d’accès à l’électricité de 22,53% en 2023 à 30% à fin 2026 ; d’accroître la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière, de 7, 28% du PIB en 2023 à 8,58% à fin 2026 ; de renforcer la mobilisation des recettes fiscales, pour atteindre 9,7% du PIB en 2026, contre 8,1% en 2023 et d’introduire la budgétisation sensible au genre dans les politiques publiques d’au moins trois ministères pilotes », a-t-il dit. M. Mamane Laouali Abdou Rafa a également réaffirmé la volonté du gouvernement de la République du Niger de consolider davantage son partenariat stratégique avec le groupe de la Banque africaine de développement dans le respect des priorités nationales et autour des objectifs communs de développement inclusif, résilient et durable.

Pour sa part, le responsable pays de la BAD, M. Mamadou Tangara, a souligné que la conception de cette seconde phase du programme est l’aboutissement d’un dialogue intense et riche entre la banque et la partie nigérienne sur plusieurs mois pour identifier les mesures et réformes les plus structurantes dont la mise en œuvre effective devrait consolider les résultats de la phase initiale. Les importantes mesures mises en œuvre par le gouvernement depuis 2024, a-t-il fait savoir, ont fortement contribué au financement de cette seconde phase de l’appui budgétaire par la BAD. Pour M. Tangara, il est important de poursuivre les réformes en cours dans le secteur de l’énergie afin d’atteindre les objectifs que le Niger s’est fixés à l’horizon 2030.

Yacouba Moumouni (ONEP)