mercredi 28 octobre 2026

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Sécurité nucléaire : L’HANEA organise un atelier de révision de son plan INSSP

· ONEP NIGER
A l’ouverture des travaux de l’atelier ...
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La Haute autorité nigérienne à l’énergie atomique (HANEA) organise, du 27 au 30 octobre 2026 à Niamey, un atelier de révision du plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire, INSSP. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le conseiller technique du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, M. Alassane Seyboune, en présence du directeur du département de la sécurité nucléaire de la HANEA, le Commissaire Divisionnaire de Police, M. Abdoul Salam Bako, du représentant de l’agence internationale de l’énergie atomique ainsi que des membres du comité national de sécurité nucléaire (CNSN).

Durant ces quatre (4) jours d’échanges, il s’agira pour les participants de discuter non seulement des progrès significatifs enregistrés par le Niger dans sa mise en œuvre de l’INSSP depuis la dernière mise à jour datant de 2021, mais aussi de planifier le développement des capacités et des ressources humaines adaptées dans la révision du plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire. Cette rencontre témoigne d’une détermination à soutenir les activités du comité national de sécurité nucléaire, CNSN, dans l’accomplissement de sa mission de développement et de renforcement du régime national de sécurité nucléaire.

Dans son allocution à l’ouverture des travaux, le représentant du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’administration du territoire, M. Alassane Seyboune, a rappelé que l’utilisation croissante des matières radioactives dans plusieurs domaines clés du développement socio-économique constitue un enjeu fondamental de gouvernance et de sécurité nationale. Selon lui, au Niger et dans l’espace sahélien, les questions de sécurité occupent une place de choix dans les politiques publiques en raison des défis auxquels les pays sont confrontés. Dans ce contexte, a-t-il précisé, la sécurité nucléaire apparaît comme une composante essentielle de la sécurité nationale.

Pour M. Alassane Seyboune, les plans intégrés de durabilité en matière de sécurité nucléaire permettent aux États de développer une vision stratégique à long terme en vue de maintenir les capacités efficaces de prévention, de détention et de réaction face aux menaces impliquant les matières radioactives ou les installations associées.

Pour sa part, le directeur du département de la sécurité nucléaire à la Haute autorité nigérienne à l’énergie atomique, Commissaire Divisionnaire de Police Abdoul Salam Bako, a souligné que, dans le cadre de la mise en œuvre du plan INSSP pour le cycle 2021-2026, le Niger a accompli des progrès significatifs en matière de sécurité nucléaire grâce au soutien constant des autorités et de l’agence internationale de l’énergie atomique. Il s’agit, entre autres, de la formation de plusieurs centaines d’acteurs nationaux dans les différentes thématiques de la sécurité nucléaire, l’élaboration de plusieurs projets de document dont la stratégie nationale de sécurité nucléaire, le plan national d’intervention d’urgence nucléaire ou radiologique et les documents de politiques et stratégies nationales de gestion des déchets radioactives et du combustible usé.

… pour examiner le plan INSSP

« La sécurité nucléaire concerne toutes les phases d’utilisation pacifique des sciences, technologies et applications nucléaires. Elle a trait à la prévention, la détection et la réponse à tout acte malveillant ou acte intentionnel non autorisé impliquant les matières nucléaires, les autres matières radioactives ainsi que les installations et activités associées telles que le transport desdites matières », a-t-il fait savoir. Il a aussi rappelé que la concrétisation de cette réunion a été précédée de plusieurs activités préparatoires avec l’agence internationale de l’énergie atomique ainsi qu’au niveau national dont les travaux de mise à jour du profil du Niger sur la plateforme d’information sur la sécurité nucléaire de l’AIEA.

Saisissant l’occasion, M. Richard Ndi Samba, représentant de l’AIEA, a indiqué qu’à ce jour, 110 États, dont 45 en Afrique, ont bénéficié de ce programme. Selon lui, l’AIEA a encouragé l’élaboration de ce plan auprès de tous les États qui bénéficient de son assistance en matière de sécurité nucléaire. Le Niger, a-t-il assuré, a bénéficié d’une assistance considérable de l’AIEA pour le développement de ses ressources humaines en vue de la réussite de ce plan.

Yacouba Moumouni (ONEP)