samedi 31 octobre 2026

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Editorial : Justice et Souveraineté nationale

· ONEP NIGER
Moustapha Alou
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La confiance entre la justice et les citoyens, les réformes et les changements de culture nécessaires à la prise en charge du nouveau paradigme qui a pour finalité de donner à la justice toutes ses lettres de noblesse, les responsabilités nouvelles pour la justice, la défense des intérêts nationaux et de la souveraineté, telles sont, il y a un an, les réflexions auxquelles le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, avait invité les magistrats et plus largement l’ensemble du corps judiciaire.

Pour le Chef de l’Etat, les acteurs judiciaires doivent saisir cette opportunité de la Refondation et ce contexte de reconquête de la souveraineté nationale dans tous les secteurs pour réformer en profondeur notre justice et lui donner une nouvelle vie en phase avec les aspirations du peuple au nom duquel elle est rendue.

Il y a un an, la rentrée des Cours et Tribunaux du Niger a été une occasion saisie par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani pour partager avec les acteurs de la justice, ce qu’il pense de la justice.

Selon son intime conviction, le Premier Magistrat est convaincu que la justice est, d’une part, une question d’Homme et une question d’Homme dans ses rapports avec la vérité, le droit et la société, d’autre part.

« La justice sera d’abord et surtout telle que vous voulez qu’elle soit : dénoncée et décriée ou respectée et saluée », disait-il.

Cette année, il y a une semaine plus exactement, en présidant la rentrée judiciaire des Cours et Tribunaux du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a exhorté les acteurs à une justice impartiale et engagée dans la défense des intérêts du Niger.

Cette recommandation ou tout au moins cette invite du Président de la République, Chef de l’Etat, tombe pile dans un contexte où plusieurs procès sont injustement intentés contre notre pays par les régents de l’ordre néocolonial et autres groupes de pression ou lobbys impérialistes rudement touchés et durement ébranlés par la dynamique en cours dans notre pays, la défense et la réappropriation de nos ressources naturelles notamment.

Les acteurs de la justice doivent par conséquent faire preuve d’ingénierie juridique et prendre des initiatives pour assister l’Etat dans tous ces procès.

Au surplus, et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani l’a dit, en ce tournant historique de la vie de notre pays, le rôle de la justice dans l’affirmation de la souveraineté nationale est en premier lieu de respecter et de faire respecter notre loi fondamentale, en faisant une application rigoureuse des dispositions pertinentes de la Charte de la Refondation, puisqu’en tout état de cause, rendre la justice est l’une des expressions les plus élevées de la souveraineté.

Aussi, lorsqu’un tribunal statue au nom du peuple nigérien, lorsqu’il protège les droits des citoyens, lorsqu’il sanctionne les violations de la loi ou arbitre les conflits ou encore lorsqu’il défend les intérêts vitaux de la nation, il traduit concrètement la primauté du droit ainsi que l’autorité et la souveraineté de l’Etat.

C’est dire donc, que dans ce contexte marqué par de profonds défis politiques, économiques et sécuritaires, la justice demeure, à n’en point douter, un repère indispensable.

Moustapha Alou (ONEP)