Il y a quelques jours, certains d’ici et d’ailleurs, s’enthousiasmaient et batifolaient sur les réseaux sociaux, comme des mauvais garnements dans une cour de récréation, lorsque de longues files de motos, tricycles et véhicules serpentaient à travers les stations-services.
Aujourd’hui, le fantasme de tous ces personnages de mauvais aloi, qui pensaient que leur rêve, longtemps caressé, de voir le pays s’écrouler, était en passe de se réaliser, est resté inassouvi. En effet, leur vœu sordide de semer par procuration le désordre, la chienlit, comme on le constate actuellement au pays de leur parrain, n’aura donc pas été exaucé, ce qui exhausse leur élancolie et rehausse leur chagrin.
De toute évidence, leurs plans funestes contre la nation et leurs sombres souhaits de voir le Niger nouveau dans les abysses échoueront dans tous les secteurs. Ainsi donc, une bataille de la guerre économique que nous livrent les ennemis externes et leurs valets locaux éparpillés dans tous les secteurs et à tous les niveaux d’ailleurs vient donc de s’achever avec la fin de la pénurie de carburant dans la capitale. Une autre bataille se poursuit en région où l’Etat est en train de faire tout ce qui peut être fait pour juguler cette pénurie. Mais la guerre économique que les imposteurs portent à notre pays n’est ni finie ni gagnée et les ennemis de tout acabit qui agissent tous azimuts n’abandonneront point leurs agissements et leurs agitations puisqu’ils croient fermement à leur pervers idéal.
C’est pourquoi, tirant les leçons de cette pénurie délibérément entretenue et savamment orchestrée, il est temps voire nécessaire qu’à tous les niveaux, dans toutes les sphères organisationnelles, opérationnelles et décisionnelles, l’Etat et ses animateurs d’abord, les filles et fils de la Nation, chacun en ce qui le concerne, ensuite, fassent les choses proprement.
Faire les choses proprement, c’est quand chacun joue sa partition au nom et pour le peuple, en dehors de tout calcul particulariste, mercantiliste sur fond d’intérêts personnels inavoués et purement mesquins.
Faire les choses proprement, c’est croire à l’idéal d’un Niger nouveau et participer à sa construction en toute responsabilité et en toute connaissance de cause.
Pour ce faire, faire les choses proprement, c’est informer à temps, avec célérité et rigueur, objectivement et complètement, la nation, outiller les filles et fils de la Nation sur les sujets brûlants de l’heure, sur les tenants, aboutissants et enjeux de certaines questions sectorielles, expliquer les situations, les mesures prises et éviter que la rumeur, l’intoxication, les fausses nouvelles savamment distillées par qui nous savons ne désarment et désarçonnent le peuple qui du reste vient de prouver que sa résilience reste intacte , sa foi en l’avenir demeure inébranlable. C’est d’ailleurs dans le souci constant d’informer le peuple sur certains sujets de l’heure que le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, accorde des entretiens périodiques à la presse et rencontre les couches sociales. Il revient donc à chaque responsable, de faire preuve d’anticipation et de cultiver le reflexe du compte-rendu à la nation à l’instar du Chef de l’Etat qui malgré les charges pressantes et envahissantes s’y adonne volontiers.
Faire les choses proprement, c’est accomplir sa mission, exécuter ses tâches, sans se laisser bercer par le ronron endormeur de la climatisation, les bras croisés, en attendant une instruction ou une directive. C’est pourquoi, une fois encore, faire les choses proprement c’est ne tolérer aucune hésitation, aucune peccadille, aucune faute, dans la marche du Niger nouveau.
Faire les choses proprement, c’est lorsque les médias, la société civile et l’Etat sensibilisent voire éduquent les citoyens sur les attitudes à adopter en temps de crise pour éviter les scènes d’intolérance, de désordre, de bousculades sur fond d’invectives constatées récemment aux abords des stations-services.
En définitive, pour que les choses se fassent proprement, il faut une volonté, une communication permanente, une participation nationale et surtout une prise de conscience collective d’un peuple uni et solidaire qui a librement choisi son destin.
Moustapha Alou (ONEP)

