samedi 7 novembre 2026

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Pourquoi l’axe Niamey-Alger dérange tant !

· ONEP NIGER
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Le renforcement de la coopération entre le Niger et l’Algérie, en particulier son aspect militaire et sécuritaire, est devenu ces derniers temps le sujet principal des cercles d’influence et autres mercenaires de la plume et des réseaux sociaux. Les uns et les autres rivalisent de narratifs dégoûtants pour discréditer les autorités nigériennes et algériennes. Leur objectif inavoué : semer le doute dans l’esprit des populations.

Que la France fasse son come-back au Tchad, ou s’installe au Bénin et en Côte d’Ivoire, est tout à fait normal pour ces acteurs lugubres. Mais, quand l’Algérie et le Niger s’entendent pour travailler ensemble à se protéger mutuellement, à protéger leurs intérêts et leurs investissements communs et à assurer la sécurité de leur espace vital partagé, c’est le scandale du siècle pour ces détracteurs de la coopération intra-africaine !

Certains narratifs vont jusqu’à insinuer que l’Algérie veut coloniser le Niger. Fort heureusement, de telles inepties n’ont aucune chance de prospérer auprès des populations que certains proto-intello considèrent comme illettrées.

Comme lors de la lutte pour l’indépendance algérienne, ces harkis et autres pieds noirs sahéliens ne prospéreront pas. Leur échec se voit et se perçoit à travers l’accueil favorable de cette décision des plus hautes autorités nigériennes et algériennes de travailler ensemble pour la sécurité des deux pays.

Mais au-delà de tout, vouloir comparer la coopération militaire et sécuritaire entre le Niger et l’Algérie à la présence militaire française, et plus globalement occidentale, dans nos pays, c’est faire preuve d’une cécité intellectuelle crasse, d’une malhonnêteté incurable et d’une soumission servile aux narratifs dominants qui cherchent à priver nos pays de toute autonomie et de toute capacité à décider de ce qui est bien pour nous.

Au demeurant, il est connu de tous que la présence militaire française et occidentale a été imposée soit par la force, soit par le chantage à des dirigeants faibles qui, à un moment de leur carrière politique, se sont compromis avec la France. Avec l’Algérie, il s’agit d’un pays voisin et frère avec lequel le Niger partage beaucoup de choses, notamment des populations identiques de part et d’autre de la longue frontière commune, des projets structurants mutuellement bénéfiques dont le projet Kafra, le gazoduc transsaharien, les échanges commerciaux et humains, mais aussi l’Islam.

Avec la France, la seule chose que nous avions partagée c’est l’exploitation, le vol et le pillage de nos ressources naturelles avec la complicité d’une certaine élite locale endoctrinée pour encadrer ce rapport. Ce sont ces mêmes esprits faibles qui vilipendent aujourd’hui la coopération militaire entre Alger et Niamey.

Mais comme l’a annoncé le Président du Faso et Président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, le Capitaine Ibrahim Traoré, les faibles vont disparaître dans cette nouvelle marche du monde. Et, l’Afrique et l’AES n’ont plus besoin de ces esprits faibles qui ne font que ressasser les narratifs des autres sur nous. L’Afrique d’aujourd’hui a besoin d’esprits qui créent, qui innovent et qui osent, et non de dirigeants qui se comportent en des gentils petits toutous obéissants ou en des perroquets.

Les dirigeants de l’AES et ceux de la République Algérienne Démocratique et Populaire ne font pas partie de cette catégorie honteuse de dirigeants. Voilà pourquoi, l’entente et la coopération entre le Niger -plus globalement l’AES- et l’Algérie sont perçues comme un danger et une menace pour tous ceux qui ont des visées néocolonialistes et impérialistes sur le continent africain.

Siradji Sanda (ONEP)