
Le secrétaire général de la région d’Agadez, M. Souleymane Seidou Boulhassan, a présidé, le samedi 22 août 2026 dans la salle de réunion du Gouvernorat, la rencontre entre une délégation du Comité ad hoc chargé de l’écriture de l’Histoire générale du Niger conduite par son président, Pr Emérite Maikorema Zakari, et les cadres régionaux. La présence de la délégation dans la région vise à présenter aux acteurs régionaux les objectifs du projet, son processus d’élaboration, ainsi que les modalités de contribution des différentes composantes de la société nigérienne à cette œuvre scientifique d’envergure nationale.
Dans son allocution introductive, le secrétaire général de la région d’Agadez a rappelé les principales étapes du séjour de la mission dans la région. Après la rencontre avec les cadres régionaux, la mission devait également échanger avec les chefs traditionnels et les leaders religieux, avant une rencontre prévue avec les enseignants-chercheurs et les enseignants des différents ordres d’enseignement.
Le président du Comité ad hoc a rappelé l’arrêté conjoint n°106/MJC/A/S et MESR/IT du 3 octobre 2024 qui a créé le comité et les activités entreprise en 2025. Il a insisté sur la portée historique et nationale du projet. « L’écriture de l’Histoire générale du Niger est une nécessité », a-t-il relevé soulignant que cette entreprise prend une importance particulière dans le contexte actuel de lutte pour l’effectivité de la pleine souveraineté du pays. Pr Maikorema Zakari a laissé entendre que la connaissance de l’histoire constitue en effet un socle essentiel de la construction de la souveraineté. « Connaître son passé permet à une nation de mieux comprendre son présent, de consolider son identité et de préparer son avenir », a-t-il déclaré.
Le président du Comité a également éclairé l’assistance sur la nécessité de produire une histoire écrite à partir des sources et des réalités propres au Niger. Cela, dit-il, passe nécessairement par plusieurs étapes pour mieux connaître les différentes composantes de la société nigérienne, leurs histoires particulières, mais également les éléments qui constituent leur histoire commune. « Cette démarche devra permettre de mettre en évidence les dynamiques sociales, politiques et culturelles qui ont contribué à la formation du Niger contemporain », a-t-il souligné. L’ouvrage devra ainsi couvrir plusieurs dimensions, notamment l’histoire propre aux différents groupes de population, les éléments de leur histoire commune, les grandes thématiques relatives au peuplement, à l’organisation sociopolitique, à la culture, à l’art, à l’économie et à la défense, mais aussi l’évolution du pays de la préhistoire à nos jours. Pr Maikorema Zakari a estimé qu’une meilleure connaissance de l’histoire nationale peut contribuer à renforcer la compréhension entre les différentes composantes du pays, le vivre-ensemble, l’unité nationale et le sentiment patriotique.
Dans la démarche, la recherche sur le terrain occupe une place prépondérante, a soutenu le Pr Boureima Alpha Gado, vice-président du comité. Il a précisé que, les données recueillies seront soumises à différents cadres scientifiques, à travers un atelier de validation et un colloque destiné à enrichir et consolider les résultats. Le processus se poursuivra par la structuration de l’ouvrage, la rédaction et la validation scientifique des différents chapitres, avant l’édition et la vulgarisation de l’Histoire générale du Niger.
C’est dans cette perspective que la tournée du Comité dans les régions revêt une importance particulière. À Agadez, les membres du Comité sollicitent l’appui des autorités administratives, coutumières et éducatives pour identifier les personnes ressources, les sites historiques, les documents, objets et autres éléments susceptibles d’enrichir la base documentaire. Le Comité souhaite également établir une collaboration étroite avec les enseignants des établissements secondaires et primaires des différentes régions.
À travers cette étape d’Agadez, le Comité ad hoc entend donc placer les acteurs régionaux au cœur du processus, afin que la future Histoire générale du Niger soit le produit d’une connaissance partagée, fondée sur la diversité des sources et des savoirs, et représentative de l’ensemble des composantes de la nation.
Ainsi, la contribution de la Région d’Agadez, riche de son patrimoine historique, culturel et humain, pourrait ainsi constituer un apport majeur à cette œuvre nationale appelée à transmettre aux générations présentes et futures une meilleure connaissance de l’histoire du Niger.
Ali Maman, ONEP Agadez



