Vue d’une table et du ‘’Hot Pot’’ au restaurant de Dongji Lao Qingquan à Changsha
Dans les rues de Changsha, les restaurants s’alignent de chaque côté, à chaque coin de rue. Avec des couleurs vives, des décorations attrayantes, une vitrine appétissante, ils attirent le regard et l’admiration. Il existe plus d’une centaine de restaurants mais celui de Dongji Lao Qingquan est particulier. Dans ce dernier, le « Hot Pot » ou marmite chinoise est la spécialité. L’authenticité de ce mets réside dans l’utilisation d’une marmite locale pour faire cuire tous les aliments et les légumes, sous les yeux émerveillés des clients.
À l’intérieur du restaurant de Dongji Lao Qingquan, le parfum des épices envahit la salle, tandis que les couleurs des sauces offrent un spectacle agréable à regarder. Entre les tables séparées par de bas cloisons, les rires resonnent et finissent par submerger le visiteur en rendant l’endroit humain.
Dans ce restaurant, manger est un véritable festival. Sur chaque table, une marmite de bouillon est installée au milieu. À côté des tables, plusieurs variétés de petits plats crus sont disposées, composées de fines lamelles de bœuf, de mouton, de légumes, de nouilles, de boulettes de viande, de tofu, de champignons, de maïs jaune sucré, d’œufs et de pousses de bambou.
Le principe consiste à se servir soi-même ces petits plats et les faire cuire dans le bouillon contenu dans la marmite, d’attendre quelques secondes ou minutes et de le manger directement après cuisson avec pour l’assaisonnement des sauces variées et parfumées. Chez Dongji Lao Qingquan, les baguettes chinoises sont les seuls couverts disponibles pour déguster ces plats qui s’accompagnent de boissons rafraîchissantes et de petites douceurs sucrées en dessert.
Un repas qui réunit et rapproche
Pour les habitants de Changsha, le « Hot Pot » est l’occasion de partager et d’échanger autour de ce mets. Il permet de fortifier les liens sociaux car on mange dans la même marmite et les discussions s’en suivent. En effet, dans cette ville, on ne mange pas à côté des autres, on mange avec eux et ce moment est particulier et sacré. Plus qu’un simple partage de repas, cette culture fait partie intégrante du quotidien.

La cuisine chinoise est riche, variée, savoureuse mais surtout très saine. Tous les aliments servis sont locaux, légers et nutritifs. Les légumes sont frais, les viandes découpées devant les clients et les exhausteurs de goût sont quasiment inexistants, ce qui rend les plats succulents et copieux.
Le soir, Changsha s’anime et s’illumine de mille feux. Les rues sont bondées de monde et les restaurants se remplissent mais l’art de se réunir et de manger ensemble reste inchangé. Autour de tables circulaires, plusieurs plats sont disposés. On y trouve du riz, de la viande grillée, des laitues, des soupes, des légumes sautés, du poisson, etc. Les gens mangent ensemble en se servant à tour de rôle dans chaque plat tout en partageant la même table, et les discussions, les rires sont des moments forts et des souvenirs inoubliables. Se sentir comme chez soi, se sentir entouré et intégré, c’est l’ambiance ressentie à chaque repas.
Cette cohésion sociale, cette culture des liens sociaux constituent la véritable richesse de Changsha et attestent de la solidité et de la valeur des relations humaines au sein de cette communauté.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP),
Envoyée spéciale



