L’INS évalue la production d’or par les EMAPE à 3,17 tonnes en 2025
Le directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), M. Moussa Maman Hassan, a présidé, le mercredi 30 septembre 2026 à Niamey, l’atelier de présentation et d’enrichissement de l’Etude Nationale sur la production et le commerce de l’or issu des Exploitations Minières Artisanales et à Petite Echelle (EMAPE). Cette étude vise notamment à améliorer l’estimation de la contribution de l’or issu des EMAPE à la production nationale et au Produit Intérieur Brut (PIB).
Selon le directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), M. Moussa Maman Hassan, l’Etude estime la production d’or issue des EMAPE à environ 3,17 tonnes en 2025, pour une valeur de 188,3 milliards de FCFA. La valeur ajoutée générée par l’activité de production des EMAPE est estimée à près de 124 milliards de FCFA. « En effet, environ la moitié de la production est écoulée sur le territoire national, tandis qu’une partie est vendue à l’étranger. Les ventes réalisées par les commerçants enquêtés témoignent de l’existence d’un marché actif, mais encore fortement marqué par l’informalité et par une faible structuration des acteurs », a-t-il expliqué.
Le rapport provisoire met néanmoins en évidence plusieurs défis qu’il convient de prendre en compte dans l’interprétation des résultats. Il s’agit notamment de la situation sécuritaire qui n’a pas permis l’accès à certains sites, notamment à Tahoua ; une part importante des transactions échappe encore aux circuits formels ; la saisonnalité des activités et la mobilité des exploitants, lesquelles compliquent le suivi continu et enfin, les flux d’or non déclarés vers les pays voisins limitent l’exhaustivité de l’estimation de la production et des exportations », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, M. Moussa Maman Hassan a indiqué que le rapport formule plusieurs pistes de recommandations portant sur la formalisation progressive des exploitations et des acteurs de la commercialisation, la simplification de certaines procédures, l’amélioration de l’accès aux circuits formels de vente ainsi que le renforcement du système d’information statistique sur le sous-secteur minier. « L’ambition de l’INS est de disposer, à l’issue de cet atelier, d’un rapport suffisamment robuste pour répondre à la fois aux besoins de suivi du secteur extractif, de formulation des politiques publiques et d’amélioration de la gouvernance économique. Il s’agit également de poser les bases d’une production statistique plus régulière pour ce sous-secteur stratégique », a-t-il conclu.
Salima H. Mounkaila (ONEP)
