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Chronique d’un entretien : Le Général Tiani a dit…(3)

· ONEP NIGER
Moustapha Alou
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Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani est naturellement revenu, largement d’ailleurs, sur la récente tentative d’infiltration terroriste à l’aéroport international Diori  Hamani de Niamey et à la Base 101 des forces armées nigériennes, le 29 Janvier 2025.

Cette tentative d’agression s’inscrit, en vérité, et le Général Tiani l’a dit au cours du grand entretien radiotélévisé, dans le cadre du plan perfide de déstabilisation de notre pays élaboré par les néocolonialistes, les services de renseignements français et leurs forces spéciales notamment sous la direction d’Emmanuel Macron, le Chef de l’Etat français  qui a su malheureusement embarquer certains pays européens et de la sous-région. « Macron a pris un engagement qu’avant son départ il fera tout pour renverser le régime nigérien qui a osé choisir la voie de l’indépendance, de la souveraineté, de la bonne gouvernance, de l’autosuffisance alimentaire à travers un développement des bases de production pour une souveraineté économique, la voie courageuse des réformes sociales que nous avons initiées », a révélé à la Nation, le Général Tiani.

Pour ce faire, entre le 26 et le 28 avril 2025, la France avait inondé les terroristes de la rive droite du Gourma, dans le Liptako-Gourma, d’armements, de moyens financiers et d’autres types de matériel de guerre pour déstabiliser le Niger et par ricochet le Mali et le Burkina Faso.

Mais voilà que la France, sponsor officiel des terroristes, n’était pas contente du comportement de ces derniers qui dans un élan enthousiaste et euphorique avaient, contre toute attente et en violation des consignes de la France, précipité la déstabilisation programmée de notre pays à travers l’attaque de la commune rurale de Namaro. Evidemment, alertes et alertées, nos forces de défense et de sécurité ont, on se rappelle, laminé ces terroristes qui ont, pour les quelques survivants, pris la poudre d’escampette.

Face à ce cas d’indiscipline qui a fait échouer son plan, la France sanctionna le commandement de ses groupes terroristes en relevant les responsables de leur « fonction » non sans prendre la malicieuse précaution de les sermonner et de les recadrer.

Finalement, c’est au cours d’une réunion tenue du 15 au 19 juillet 2025 à Yablé, un site aurifère situé à une quarantaine de Km de Namaro que la France et ses comparses ont décidé d’attaquer l’aéroport international de Niamey.

« L’attaque a coûté aux sponsors 300 millions de FCFA dont 200 millions de FCFA pour les préparatifs et 100 millions de FCFA pour la revendiquer », nous informe  le Général Tiani qui révèle en sus, « Pour que l’EIGS revendique, il a bénéficié de 100 millions de FCFA cash », précisera le Chef de l’Etat. Du reste, cette revendication « au forceps » a été motivée par l’intervention, qu’il fallait démentir coûte que coûte, au cours de laquelle, le Général Tiani avait révélé les acteurs principaux de cette tentative d’infiltration et, à ce sujet, le Chef de l’Etat reste et demeure sur sa position.

Une autre précision apportée par le Chef de l’Etat : « au cours de cette attaque …ils ont mitraillé également des avions qu’ils avaient trouvés sur le tarmac, nous avions parlé de trois avions, j’ai vu des gens se précipiter pour parler de la compagnie ivoirienne. En fait, le troisième avion est un avion tchadien qui a rapatrié la dépouille d’une concitoyenne. Malheureusement c’est cet avion–là qui a été criblé de balles comme les deux avions de Asky. Il ne s’agissait même pas de l’avion d’Air Côte d’Ivoire et nous n’avons jamais parlé d’Air Ivoire qui a reçu tout un impact de balles perdues », a-t-il expliqué.

Moustapha Alou (ONEP)