La table de séance lors des travaux de la clôture
Après trois jours de réflexion, les travaux de l’atelier national sur la mobilisation des ressources internes des collectivités territoriales et leur investissement dans les services sociaux de base ont pris fin le vendredi 6 mars 2026 à Niamey. La cérémonie de clôture a été présidée par le secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police Ayouba Abdourahamane. À cette occasion, plusieurs recommandations ont été formulées dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie des populations à travers une mobilisation efficace et efficiente des ressources.
Le secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire a salué l’engouement suscité par cet atelier et la forte mobilisation des acteurs à tous les niveaux, ajoutant que cette rencontre a véritablement tenu toutes ses promesses. Qu’il s’agisse de la représentativité, du cadre de travail, de l’organisation, du contenu des communications et des échanges, ainsi que de la pertinence des recommandations, il ne fait aucun doute, selon le Commissaire général de police Ayouba Abdourahamane, que les objectifs assignés à cette rencontre ont été atteints. Ces objectifs, qui traduisent la vision des plus hautes autorités, permettront d’améliorer les conditions de vie des populations dans les communes.

« Ce rendez-vous a surtout été un moment de partage d’idées et de réflexions sur les stratégies et autres pistes de mobilisation de ressources pour nos communes, qui en ont tant besoin pour promouvoir les investissements, particulièrement dans les domaines sociaux de base. En un mot, il s’est agi pour les participants, tout au long de ces travaux, d’identifier les modèles et stratégies et de tracer les sillons pour ce qui devrait désormais être, pour chaque commune, un modèle de gouvernance », a déclaré le secrétaire général du Ministère en charge de l’Intérieur. Il a aussi ajouté que les communications et les divers échanges sur les expériences réussies et les bonnes pratiques partagées au cours de ces intenses travaux ont été, à tous points de vue, édifiants et ont mis en exergue les efforts de l’État et des partenaires dans l’accompagnement des communes, notamment dans l’optimisation des ressources.
« La lecture de la synthèse de vos travaux est fort encourageante, avec des conclusions ayant abouti à des réflexions collectives sur : des mécanismes innovants permettant d’optimiser le potentiel et le civisme fiscal ; des bonnes pratiques en vue de rationaliser les dépenses publiques locales ; le recours stratégique aux instruments financiers nationaux ; le mécanisme de mise en œuvre du partenariat public-privé ; ainsi que l’amélioration de la contribution du secteur privé dans le développement local et régional », a indiqué le Commissaire général de police Ayouba Abdourahamane. Au regard des résultats probants obtenus, il appartient désormais à chaque acteur de s’approprier et de capitaliser ces pratiques afin de faire des communes un véritable levier de développement, surtout en cette ère de refondation de notre pays. Le secrétaire général du Ministère en charge de l’Intérieur a réitéré ses remerciements aux partenaires techniques et financiers, en particulier l’UNICEF, ainsi qu’à l’équipe d’experts qui a accompagné ces travaux.
A l’issue de cet atelier, les participants ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit du ministère de tutelle, des ministères de l’Economie et des Finances, de l’Hydraulique ainsi que les communes et les partenaires techniques et financiers. Il s’agit, entre autres, d’élaborer une stratégie nationale de mobilisation des ressources et son plan d’action, prenant en compte les expériences réussies ; de renforcer les mécanismes de transparence dans la gestion et l’utilisation des recettes fiscales locales ; de renforcer la sécurisation des carnets de collecte des taxes municipales ; de décentraliser intégralement le paiement des impôts et taxes revenant aux collectivités territoriales, notamment ceux payés par les grands contribuables gérés à la Direction des Grandes Entreprises (DGE) ; d’impliquer les acteurs locaux dans le processus d’élaboration et de vulgarisation de la loi de finances ; d’actualiser les textes relatifs à la gestion de l’eau ; d’impliquer davantage les chefs traditionnels, les leaders communautaires et les organisations locales de la société civile dans les campagnes de sensibilisation au civisme fiscal; de veiller à l’organisation régulière du recensement fiscal et au respect des procédures et à la sécurisation foncière ; de renforcer le mécanisme de suivi de la mobilisation des ressources et de leur utilisation, de poursuivre le renforcement des capacités des acteurs, etc.
Assad Hamadou (ONEP)
