Moustapha Alou
Hier à l’Ecole Militaire Supérieure de Niamey, avant-hier à l’Hôpital Général de Référence de Niamey, dimanche dernier dans le Damagaram, sur le plateau de Tirmini, département de Takiéta, puis à Mirriah, toujours dans la région de Zinder, au bord de la mare de Falki, l’autre jour dans la Circonscription militaire de Niamey, jour après jour, pas à pas, secteur par secteur, sans précipitation, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, prend le pouls de la Nation et joint l’acte à la parole.
Dans le Damagaram, devant une foule enthousiaste, le Président de la République, Chef de l’Etat, a exalté la fibre patriotique et la bravoure de toutes les grandes figures nationales de la résistance à la pénétration et à l’administraion coloniales.
Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a été clair et péremptoire : « De la même manière que la défense de la patrie a pesé sur les épaules de Amadou Kouran Daga, puis celles de Amadou Dan Bassa, elle pèse aujourd’hui sur nos épaules ». Ironie de l’histoire, coïncidence ou hasard des évènements, cette déclaration a été faite à Tirmini, champ de bataille entre les troupes de Amadou Kouran Daga et la colonne de Joalland en 1899.
C’est donc sur un site historique, symbole national de hauts faits d’arme, et plein d’enseignements sur la détermination, le courage voire la témérité d’une des grandes figures de l’histoire de notre pays face à « cette même France », ennemie d’hier et d’aujourd’hui, que le Chef de l’Etat a choisi pour transmettre aux fils et filles de la Nation un message d’espoir et lancer un appel au ressaisissement, à la réappropriation de notre Histoire pour que la flamme léguée par nos ancêtres ne s’éteigne pas dans nos mains.
Pour ce faire, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et ses compagnons d’arme du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ont indiqué la voie à suivre, tracé la ligne de conduite depuis plus de deux ans : La résilience à toute épreuve, le patriotisme de tous les instants et le travail bien fait en tout lieu et en toute circonstance, dans tous les domaines, collectivement ou individuellement, en ne comptant que sur nous-mêmes, notre ingéniosité, notre génie créateur et surtout sur nos propres ressources.
Le chantier de construction de l’Hôpital militaire de Niamey et le matériel militaire entièrement conçu et fabriqué au Niger par des Nigériens sont les preuves qu’il y a des compatriotes civils et militaires pragmatiques qui se sont portés volontaires pour répondre à l’appel du Chef de l’Etat et suivre la voie tracée par le CNSP au nom du patriotisme et du travail bien fait.
Le site des travaux d’aménagement de la mare de Falki dans le département de Mirriah est, quant à lui, le symbole du pragmatisme qui doit caractériser le Niger nouveau comme l’a souligné le Chef de l’Etat qui déclarait en substance : « pour construire un pays, il faut passer aux actes et les actes c’est le pragmatisme ». Au surplus, a ajouté le Chef de l’Etat, « nous ne sommes pas des paresseux, nos paysans sont dans les champs sous le soleil ardent avec des moyens rudimentaires, c’est pourquoi nous misons sur l’agriculture à travers le Programme Grande Irrigation ».
A Tirmini, le Chef de l’Etat a évoqué les axes stratégiques de sa gouvernance et s’est appesanti sur le secteur de la santé et la place qu’il occupe dans sa vision pour un Niger véritablement indépendant et prospère. La visite sur le chantier de l’Hôpital militaire de Niamey et la pose de la première pierre de la construction de l’unité de Tomographie à l’Hôpital Général de Référence de Niamey constituent à n’en point douter des actes forts qui viennent soutenir les propos du Chef de l’Etat.
En définitive, l’heure est à la concrétisation de la parole donnée, au pragmatisme à tous les niveaux pour le bien du Niger nouveau résolument engagé sur la voie du développement.
Alou Moustapha (ONEP)
