Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a reçu samedi dernier, les membres du comité d’experts chargé d’évaluer l’impact des activités minières et uranifères à Arlit.
Ce comité a réalisé une investigation assez profonde et approfondie sur l’impact réel des activités minières et uranifères à Arlit de 1968 à 2025.
A travers cette étude qui a mis en lumière des pratiques éhontées et malsaines d’ORANO, notre pays vient de documenter les préjudices environnementaux, sanitaires et socio-économiques liés à l’exploitation de l’uranium à Arlit.
Arlit, ville induite par l’exploitation de l’uranium, est ce département de la région d’Agadez dont le sous-sol regorge d’importantes quantités de ce minerai stratégique. Mais malheureusement, Arlit c’est aussi ce gros village dont les populations, vivotant, survivant et végétant dans une pauvreté crasse et criarde, manquent de tout malgré l’existence de sociétés minières françaises qui ont exploité son sous-sol depuis presque soixante ans.
Heureusement pour Arlit et ses populations, il y a eu le 26 juillet 2023, et il y a eu ce serment fait par un homme, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, celui-là même qui a conduit les événements historiques de ce jour-là : « Il n’y aura plus au Niger un autre Arlit où l’exploitation de l’uranium n’a profité qu’à la France, COGEMA, AREVA, ORANO ».
Cette étude du comité d’experts chargé d’évaluer l’impact des activités minières et uranifères à Arlit tombe donc à pic, dans un contexte d’affirmation de la souveraineté nationale sur toutes les ressources nationales, qu’elles soient du sol ou du sous-sol.
En termes simples et clairs, l’époque où les sociétés étrangères, françaises en l’occurrence, détruisent l’écosystème, polluent l’environnement, dégradent tout sur leur passage, saccagent tout après leur passage léguant, aux populations et aux villes rejets et déchets radioactifs, donc cancérigènes, est à jamais révolue.
En sus, cette étude sur l’impact des activités minières et uranifères à Arlit intervient à un moment où face aux agissements d’ORANO et à l’hostilité de la France sur la question de l’exploitation de l’uranium nigérien qui se sont du reste exacerbés depuis la nationalisation de la SOMAÏR avec des plaintes intempestives, successives, intentées contre notre pays par la France et son groupe Orano, l’Etat du Niger prépare activement sa riposte juridique à travers un comité national d’experts chargé justement de documenter les plaintes et contentieux opposant l’Etat du Niger au groupe français ORANO qui a, il faut le mettre en relief, empoché 86% des retombées de l’exploitation uranifère laissant les populations d’Arlit seules et esseulées face à la misère et à la pollution de l’environnement.
D’ailleurs, en décembre 2025, l’opinion a découvert avec effroi l’existence d’une poudrière nucléaire constituée de 400 tonneaux contenant de la carotte radioactive laissée en l’état, à l’air libre, par le groupe français ORANO.
Ce rapport d’étude d’impact dont la quintessence vient d’être présentée au Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, souligne les problèmes majeurs laissés au Niger par ORANO qui, depuis 1968, a procédé avec cynisme et perfidie à une activité qui a eu des conséquences dramatiques sur les populations, l’écosystème et l’environnement.
Au demeurant, le 13 novembre 2025, lors de sa visite à Arlit, le Président de la République, Chef de l’Etat, a rassuré la population et les agents de la SOMAIR de sa détermination à poursuivre résolument la lutte pour l’affirmation de la souveraineté nationale et la réappropriation de toutes les richesses nationales, qui sont les nôtres « pas celles de quelqu’un d’autre », insistera-t-il.
En somme, avec minutie et justesse, sans hâte, ni précipitation, en témoignent les résultats de haute facture du comité d’experts chargé d’évaluer l’impact des activités minières et uranifères à Arlit et l’installation de celui chargé de documenter les plaintes et contentieux opposant l’Etat du Niger au groupe français ORANO, le Niger est en train rassembler toutes les preuves, de préparer une riposte à la hauteur du système infâme de prédation de nos ressources naturelles et de dégradation de l’environnement institué par la France et son bras armé ORANO au Niger, à Arlit plus précisément depuis plus d’un demi-siècle.
Moustapha Alou (ONEP)

