Moustapha Alou
Nul doute, depuis le témoignage du Capitaine Roger Gabriel et les conclusions du Conseil des Ministres, vendredi dernier, l’opinion ne doute plus de l’implication pleine, entière et assumée de la France et de son régent, Macron, de quelques pays d’autres continents, d’une organisation communautaire, la CEDEAO plus précisément, de pays de la sous-région, de pays qui avoisinent avec le Niger, de Chefs d’Etat africains au double visage, à la peau noire mais au masque blanc, pourtant passés maîtres dans l’emploi perfide et par trop cynique de l’expression « le Niger est un pays frère et ami ».
En vérité, soûlés par leurs maîtres néocoloniaux, enivrés par leurs parrains d’outre-mer grâce auxquels ils trônent à la tête de leurs pays, grisés par les effluves de la domination impérialiste dont ils sont les hérauts en Afrique, envoûtés par la pression du Président français qui est leur héros, tous ces Chefs d’Etat et autres potentats africains à la solde de l’impérialisme occidental, naviguaient dans un clair-obscur amical avec le Niger.
La complicité active de ce conglomérat de complices, compères et comparses, de la sous-région surtout, avec les soldats scélérats pour déstabiliser notre pays, démontre à suffisance, à qui veut l’entendre et à qui veut le savoir qu’être à côté du Niger ne veut nullement dire être aux côtés du Niger.
Dans un communiqué rendu public, le Secrétariat Général du Gouvernement nous informe que le Conseil des Ministres s’est réuni le vendredi 04 Septembre 2026,sous la Présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, Président du Conseil des Ministres, pour examiner, justement, la situation née de la tentative de déstabilisation de notre pays par des éléments du Bataillon Spécial de Renseignement du Commandement des Opérations Spéciales, notamment à la Base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 août 2026.
Ledit communiqué révèle, comme de juste, que cette opération sordide aux ramifications internationales a été suscitée et entretenue par un vaste réseau de connivences à la tête duquel se trouve le régime français de Monsieur Macron qui avait promis monts, veaux et merveilles aux soldats félons chargés d’accomplir l’ignoble besogne contre leur propre pays.
A l’heure actuelle, les filles et fils de la Nation ont bien compris que, de toute façon, cette aventure s’inscrit dans la continuité de toutes les autres actions tendant à ébranler la volonté maintes et maintes fois affichée par le peuple nigérien à tracer et suivre sa propre voie de développement dont les piliers sont la prise en main de ses ressources naturelles et la reconquête de sa souveraineté dans tous les secteurs.
A l’évidence, cette monstrueuse action est une pieuvre, dans tous les sens, en d’autres termes du début à la fin, et à tous les sens, c’est-à-dire au sens propre comme au sens figuré, tant du point de vue des ses ramifications que celui de son instigateur principal, Emmanuel Macron.
En effet, au vu des tentacules, déployées un peu partout dans le monde, en Asie, en Europe, en Afrique et même au Niger, pour irriguer en instructions, informations, renseignements, ordres injonctions, moyens et logistiques de tout acabit, la cinquième colonne et félons chargés de sa mise en œuvre, la funeste action de la nuit du 28 au 29 août 2026 à la Base 101 de Niamey est donc une pieuvre.
Ensuite, au sens figuré, le parrain de cette tentative de déstabilisation de notre pays, Emmanuel Macron, le régent de la France, est une pieuvre en ce sens qu’il est un personnage insatiable, avide, qui ne lâche pas facilement prise, en témoigne la hargne dont il fait montre depuis le 26 juillet 2023 pour faire courber l’échine à notre altier pays.
In fine, Emmanuel Macron est une pieuvre puisque, dans le cadre de l’entreprise de déstabilisation de notre pays dont il rêve à n’en pas finir et à n’en point dormir, il a invariablement étendu son emprise, ses tentacules, ses ventouses, pour entrainer et embarquer plusieurs pays du monde dont des pays africains qui sont, malheureusement, devenus, aujourd’hui, des passerelles à ses actions criminelles.
Moustapha Alou (ONEP)
