Fin de l’atelier régional de réflexion sur le processus de réforme et de transformation curriculaire : Les bases d’une réforme curriculaire réussie désormais établies

Société

Le Niger s’est engagé dans une réforme curriculaire de l’éducation depuis 2011. Un atelier régional de réflexion sur le processus de réforme et de transformation, a été organisé, à Niamey, du 27 juin au 1er juillet 2022, par l’UNESCO-BIE, à l’endroit des pays du G5-Sahel. Après cinq (5) jours, de partage d’expériences curriculaires, de définition de critères, d’identifications des acteurs, constitution de spécialistes nationaux pour la relecture du Guide pratique, de création des structures autonomes pour la gestion et la mise en œuvre de la réforme curriculaire, les participants à cette rencontre ont abouti à plusieurs résultat positifs, selon le Secrétaire Exécutif de la Commission nationale UNESCO/ICESCO, M. Assoumane Mahamadou.

Procédant à la clôture dudit atelier, M. Assoumane Mahamadou a indiqué que l’éducation, constituant la pierre angulaire de la paix, la tolérance, des droits de l’être humain et du développement durable, mérite dans la situation de crise d’apprentissage ou elle se trouve, d’être transformée à travers la mobilisation de l’action, l’ambition, la solidarité et le partage des solutions comme annoncé par le Secrétaire Général de l’ONU dans le rapport intitulé ‘‘Notre Programme Commun’’. M. Mahamadou s’est réjoui du travail abattu et des résultats obtenus par les participants, en provenance des pays du G5-Sahel.

 La Responsable de l’unité d’Assistance Technique aux Etats membres du Bureau International de l’Education (BIE) de l’UNESCO, Mme Amapola Alama, qui prenait la parole au nom du Directeur du BIE, Mr Yao Ydo, a aussi noté que les objectifs assignés à cette rencontre ont été atteints. « Il s’agit de la

capitalisation des différentes expériences, des réflexions et propositions des représentants des pays du G5-Sahel, à savoir : le Burkina, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, pour contribuer à l’élaboration d’un Guide pratique sur : ‘‘Comment entreprendre une réforme curriculaire réussie pas à pas ?’’», a indiqué Mme Amapola Alama. Selon elle, il a aussi été fait une proposition de structure du Guide basée sur l’identification conjointe des composantes, des étapes et des acteurs nécessaires pour une réforme curriculaire réussie. Il y a eu aussi, la constitution d’un groupe de spécialistes nationaux, qui pourront effectuer une relecture d’un Guide pratique sur  ‘‘Comment entreprendre une réforme curriculaire réussie pas à pas ?’’, pour apporter leurs commentaires et suggestions au document. «Ce Guide se veut un modèle à suivre aveuglément, car il n’y a pas de recette unique et sûre pour une transformation curriculaire réussie. Il se veut aussi un outil pratique qui réunit des professionnels d’une organisation internationale, de l’université et des Ministères de l’Education, dont l’expérience et la réflexion combinées vont produire un document pour accompagner l’action de tout acteur national ou international, qui s’engage partiellement ou complétement dans un processus de changement ou de transformation curriculaire et qui veut avoir des repères théoriques et pratiques pour accompagner son travail de la manière la plus efficace possible», a précisé Mme Alama.  Elle devait par ailleurs rappeler que le prè-sommet pour la transformation de l’éducation qui a eu lieu du 28 au 30 juin 2002, au siège de l’UNESCO à Paris, a invité les pays, qui ont avancé dans leurs consultations à partager des éléments essentiels de leur engagement à transformer l’éducation, afin d’inciter d’autres pays à présenter des engagements et des actions audacieuses lors du Sommet de septembre. «L’UNESCO-BIE, dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie à moyen terme 2022, est déterminé à soutenir les pays dans leur développement curriculaire. La boîte à outil ‘‘Sep by step’’, pour une transformation curriculaire réussie’’, composée d’outils tels que celui que nous avons commencé à élaborer cette semaine, est l’un des moyens pour le faire», a-t-elle estimé.

La présentation du rapport dudit atelier, lue par M. Ousman Haroun Guet, Chercheur au Centre National des Curricula du Tchad à clos les travaux.

Les pays francophones de l’Afrique subsaharienne se sont engagés dans une réforme curriculaire complexe afin de répondre aux exigences de la société et surtout d’atteindre les objectifs de l’Éducation pour tous. Des progrès ont été faits, mais malgré les investissements considérables, des écoles demeurent démunies en ressources matérielles, financières et humaines de qualité. Outre des mesures à prendre sur le plan des réformes curriculaires en cours, la gestion décentralisée et le partenariat efficient s’avèrent une voie à privilégier. C’est  ce  qui  ressort  clairement du Cadre d’action de Dakar adopté en 2000, dont l’un des six objectifs est défini en  ces  termes  : « Améliorer sous  tous  ses aspects  la  qualité  de  l’éducation  dans  un  souci  d’excellence, de façon à obtenir pour tous   des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables —  notamment en ce qui  concerne  la  lecture,  l’écriture  et  le  calcul et les  compétences indispensables dans la vie courante » (UNESCO, 2000).

Mahamadou Diallo(onep)