Foire des produits maraichers de la région d’Agadez à Niamey : Timidité de la clientèle autour des stands

Société
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Chaque année, les producteurs maraichers de la région d’Agadez viennent exposer et vendre leurs productions à Niamey. Ils apportent une importante quantité d’agrumes, des produits des cultures légumières comme l’oignon, la tomate séchée, l’ail,  le piment,  l’oseille, et aussi de la pomme de terre. Comme à chaque édition, la foire des maraichers de la région d’Agadez est une excellente occasion pour les populations de la capitale de se procurer les agrumes en provenance de Timia et d’autres sites maraîchers de ladite région connus pour leur qualité. Actuellement ces produits inondent le marché de la foire, mais la clientèle se fait rare.

Sur le site de la place Toumo tout comme au niveau des autres points de vente, les étalages des agrumes plantent un décor impressionnant à travers leurs couleurs attrayantes. La foire est à sa 10ème journée ce lundi 24 janvier 2022 mais la clientèle est toujours timide selon les exposants. Toutefois, les quelques clients qui visitent les stands sont attirés par les agrumes. Il s’agit des oranges, des pamplemousses, et des mandarines. Les prix sont abordables mais l’engouement n’est pas comme celui des années précédentes. A titre d’exemple, le kilogramme d’orange  est à 750 F CFA et celui des pamplemousses et de la mandarine à 1.000 F CFA. Les prix sont abordables mais les clients ne se bousculent pas autour des stands.

Il est presque 13h, Assangha Abida attend toujours un premier client. Ce jeune maraicher originaire de Timia est à sa 7ème participation à la foire des produits maraichers d’Agadez à Niamey. Il indique avoir apporté 25 cartons d’agrumes de 40 kg chacun. Il témoigne aussi que la clientèle est timide depuis l’ouverture de la foire ici sur le site de la place Toumo. «Il n’y a pas beaucoup d’ambiance comparativement aux années précédentes. Il me reste beaucoup de marchandises  à écouler, plus de la moitié de ce que j’ai amené», confie Assangha  avec un tantinet de nostalgie par rapport aux éditions précédentes où il écoulait sa marchandise sans crainte ni inquiétude.

Mais cette année la timidité de la clientèle inquiète beaucoup les maraichers comme Assangha. Certains d’entre eux estiment que c’est le manque d’information qui explique la rareté de la clientèle autour des stands de la foire.

Selon le président de l’union des coopératives de Timia, Adam Ibrahim, les maraîchers ont apporté comme d’habitude les fruits de leurs cultures légumières comme l’oignon, la tomate séchée, l’ail,  le piment, l’oseille et aussi les agrumes et la pomme de terre. Mais confie M. Adam Ibrahim, les quantités apportées sont inférieures à celles de l’édition précédente à cause du rendement obtenu qui n’a pas répondu à leurs attentes. Il n’y a pas beaucoup de quantités surtout pour la pomme de terre comparativement à l’année passée. «Cela est dû aux problèmes de semences et le retard de la pluviométrie. Cette année, c’est 787 tonnes qui sont apportées contre plus de 2000 tonnes l’an passé», précise M. Adam Ibrahim.

Les quelques clients rencontrés sur le site de la place Toumou ce 10ème jour de la foire sont principalement venus chercher le poisson apporté par les maraichers de la région d’Agadez. Mais ce produit a été très vite écoulé. Pour ne pas retourner les mains vides, ils profitent pour payer des agrumes. «Je suis venue dans le but d’acheter le poisson dont j’ai entendu parler. Comme c’est fini, j’ai acheté des oranges», affirme Mme Amina Ousseini.

Oumar Issoufou(Onep)